Sociolinguistique Urbaine

- Normes et identités en rupture -

Les volumes parus 2000-2015

Les quatrièmes de couverture

1. MELLIANI Fabienne, 2000, La langue du quartier (Appropriation de l’espace et identités urbaines chez des jeunes issus de l’immigration maghrébine en banlieue rouennaise) . Paris, L’Harmattan, 220 pages. (Préface de Paul Siblot).

"Bien au-delà des discours sur l’entre-deux culturel, les jeunes issus de l’immigration maghrébine voient aujourd’hui dans la banlieue un nouveau point d’ancrage social et identitaire : le point d’une nouvelle identification à laquelle ils rattachent un langage métissé qui leur est propre. Comment se construit cette identification ? Quelle influence la banlieue exerce-t-elle sur les pratiques langagières ? Quelles sont les caractéristiques linguistiques de ce métissage ? Quelles sont les représentations sociolinguistiques attachées à cette pratique ? Telles sont les questions auxquelles ce livre tente de répondre à partir d’un travail de terrain réalisé dans un quartier d’une banlieue de l’agglomération rouennaise."

2. VAN HOOLAND Michelle, 2000, Analyse critique du travail langagier (Du langage taylorisé à la compétence langagière) . Paris, L’Harmattan, 251 pages.

"Sur quelle conception du langage repose le travail documentaire aujourd’hui ? L’indexation peut-elle être considérée comme une opération impersonnelle, invariable et atemporelle ? Comment les documentalistes s’interrogent-ils sur les termes qu’ils utilisent pour indexer, sur l’utilisation qui en sera faite ? Autour de ces questions qui intéressent conjointement les professionnels de l’information et de la documentation et les analystes du travail (linguistes, ergonomes, sociologues,...) l’ouvrage propose une approche innovante du terrain langagier en situation de travail, tant dans les termes - ergolinguistique - que dans la démarche théorique (le souhait de participer à la critique écologique du travail) et la méthode d’analyse du discours."

3. LEDEGEN Gudrun, 2001, Le bon français (Les étudiants et la norme linguistique). Paris, L’Harmattan, 223 pages. (Préface de Nicole Gueunier)

"Quelles sont les connaissances de la norme de prestige de la part des étudiants « spécialistes » de la langue française ? Comment vivent-ils leurs rapports épilinguistiques à ce français, notamment en termes de sécurité / insécurité linguistique ? Sur ce double axe, y aurait-il lieu de distinguer les étudiants « universitaires » des étudiants en formation « professionalisante » ? Ou plutôt les étudiants français, détenteurs légitimes de la norme « centrale », des étudiants belges, locuteurs périphériques par rapport à l’Hexagone qui vivraient dans un état d’insécurité linguistique, mais aussi -ne l’oublions pas- sur « la terre de grammairiens » ? Ces étudiants sont-ils dans leur rapport au bon français des « paumés » de la norme de prestige ou des hussards noirs de la « surnorme » ? Ce livre a pour objectif de répondre à toutes ces questions au travers d’une enquête sociolinguistique en milieu étudiant qui met à jour d’une part leurs pratiques et d’autre part leurs attitudes et représentations linguistiques"

4. LAROUSSI Foued, BABAULT Sophie (eds), 2001, Variations et dynamisme du français . (Une approche polynomique de l’espace francophone) . Paris, L’Harmattan, 213 pages.

"L’espace francophone constitue une réalité culturelle et linguistique que caractérisent hétérogénéité et complexité. Envisager son étude à partir de l’entrée polynomie conduit à s’interroger, d’une part, sur les formes particulières prises par le français dans les différentes régions de la francophonie et, d’autre part, sur les rapports qu’il entretient avec les autres langues constitutives des répertoires linguistiques de ces mêmes régions. Comment le français y est-il perçu par les divers groupes sociaux, et quel rôle joue-t-il ? Notre objectif n’est pas de répondre à la question : le français est-il une langue polynomique ? Mais il s’agit de voir jusqu’à quel point la théorie de la polynomie est susceptible de nous aider dans l’approche théorique d’un espace linguistique fort complexe sans pour autant en occulter les aspects conflictuels. L’ouvrage rassemble des réflexions théoriques et des études de terrain menées par un groupe de chercheurs travaillant dans le cadre d’un projet financé par l’Agence Universitaire de la Francophonie, sur des terrains aussi variés que le Québec, le Maghreb, la France, l’Océan Indien ou l’Afrique de l’ouest."

5. ARMSTRONG Nigel, BAUVOIS Cécile, BEECHING Kate (Eds.), 2001, La langue française au féminin , Paris, L’Harmattan, 260 pages. (Préface de Françoise Gadet)

"Les hommes et les femmes sont-ils égaux devant la langue ? C’est à cette question, longtemps éludée par les sociolinguistes francophones que répond ce livre en rassemblant les dernières recherches de spécialistes de la variation en français, tant sur le plan phonique et discursif que sur celui de la féminisation des termes de profession. C’est donc un regard croisé que propose « La langue française au féminin ». Il s’agit en effet à la fois de déterminer si les hommes et les femmes utilisent différemment la langue pour exprimer leur identité sexuelle et de voir si la féminisation préconisée par le pouvoir politique permet enfin à la femme d’être « l’égale linguistique » de l’homme."

6. PÖLL Bernhard., 2001, Francophonies périphériques . (Histoire, statut et profil des principales variétés du français hors de France) , Paris, L’Harmattan, 200 pages. (Préface de Françoise Gadet)

"Répandu dans les cinq continents par suite de l’expansion coloniale, d’usage réel dans une trentaine de pays de par le monde, le français n’échappe pas au sort de toutes les langues de grande extension : la variation. Si la description du français, de ses structures et de son évolution s’est confondue longtemps avec celle du français de l’Hexagone, le présent ouvrage place en revanche au centre de ses préoccupations les français hors de France, tout aussi dignes d’intérêt que le premier. Alors que les trois chapitres liminaires se veulent une introduction aux théories et concepts nécessaires pour la description de la variation géographique, la partie centrale du présent ouvrage brosse le portrait linguistique et sociolinguistique des principales variétés francophones d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Afrique. Version revue et augmentée d’un livre paru chez Niemeyer (Tübingen) en 1998, l’ouvrage est complété par une abondante bibliographie"

7. BLANCHET Philippe, 2002, Langues, culture et identité régionales en Provence, Paris, L’Harmattan, 260 pages.

Cet ouvrage dresse un panorama de la situation des langues premières de Provence, français et provençal, en relation avec les sentiments d’appartenance, avec les cultures et avec les populations diverses intégrées au "creuset provençal", dans le contexte global de la société actuelle. Il est constitué d’études sociolinguistiques sur les modalités particulières de diffusion, d’appropriation et de pratique orales et écrites du français en Provence, ainsi que sur différents types de pratiques et perceptions actuelles du provençal. Depuis la littérature jusqu’à internet, depuis la place du village jusqu’à l’enseignement, des études de cas significatifs, menées selon des méthodes scientifiques rigoureuses, succèdent à des synthèses générales bénéficiant d’une information abondante et objective. L’auteur, plutôt que d’en rester à l’idée d’un conflit entre français et langue régionale, entre identités nationale et régionale, entre enracinement et ouverture, insiste avec conviction sur des complémentarités avérées ou souhaitables à l’heure de l’Europe et de la mondialisation.

8. VIALLON Virginie, 2002, Images et apprentissage , (Le discours de l’image en didactique des langues), Paris, L’Harmattan, 248 pages(Préface de Robert Bouchard).

"L’image a fait de tout temps partie des moyens utilisés pour l’apprentissage des langues et son évolution est liée à celle des outils techniques et à la multiplicité des supports : papier, film, télévision, multimédia.Comme tout langage, l’image est chargée de sens, de culture, decommunication quand la pédagogie ne la réduit pas à l’illustration. Maisquelles sont ses spécificités et quels sont ses rapports avec la langue ?Comment tirer profit de sa diversité culturelle pour l’apprentissage ? C’est en développant un enseignement de l’image et avec l’image que l’enseignant comme l’apprenant pourront connaître le fonctionnement de la langue-culture, se former à la communication interculturelle et gagner en autonomie face aux médias. Cet ouvrage s’adresse prioritairement aux enseignants et formateurs en langue étrangère et maternelle, mais les étudiants en sciences humaines pourront, de manière générale, y trouver de nombreuses aides dans leur pratique des images."

9. BOUDREAU Annette, DUBOIS Lise, MAURAIS Jacques et Mc CONNEL Grant, 2002, L’écologie des langues / Ecology of Languages. (Mélanges William Mackey ), Paris, L’Harmattan, 340 pages.

"On se rend maintenant compte que, comme les espèces animales et végétales, les langues sont menacées. Selon certaines estimations, ce sont 90 % des langues de la planète qui risquent de disparaître au cours du XXI" siècle. Mais l’écologie des langues dépasse la problématique de la dispa- rition des langues en ce qu’elle constitue avant tout un modèle qui tente d’expliquer la communication sociale dans sa globalité en faisant appel à l’éclairage de nombreuses disciplines, permettant ainsi de prendre en compte de nombreux facteurs susceptibles d’expliquer l’épanouissement des langues, leur maintien au cours des âges, leur fragilisation ou leur disparition. L’écologie des langues, résolument ancrée dans l’interdisciplinarité, s’avère particulièrement utile dans l’analyse des situations multilingues caractérisées la plupart du temps par des relations in égalitaires entre les langues en présence. Cette approche explique le grand nombre de points de vue et de disciplines représentés dans le présent ouvrage : le droit, la philosophie et l’éthique, l’étude des représentations linguistiques, l’ enseignement, la sociologie du langage et la sociolinguistique, la géographie et l’aménagement linguistique."

10. NICOT-GUILLOREL Muriel, 2002, Ecritures et multilinguisme (Apprendre à lire à l’école ivoirienne en français, dioula ou sénoufo par des enfants monolingues ou bi(pluri)lingues) , Paris, L’Harmattan, 205 pages. (Préface de Claude Caitucoli).

"Cette étude, menée dans la région de Kolia au nord de la Côte d‘Ivoire, s’intéresse aux mécanismes d’appropriation de l’écrit chez des élèves monolingues ou bi(pluri)lingues à l’entrée à l’école élémentaire. Les enfants sont scolarisés en français dans les écoles publiques classiques ivoiriennes ou au Centre Scolaire Intégré du Niéné, centre expérimental utilisant le sénoufo ou le dioula comme langue d’enseignement au début de la scolarité. Les représentations des élèves sur le lire-écrire, l’évolution de leurs conceptualisations sur la langue écrite, leurs capacités de lecture en fin d’année sont analysées en fonction de leur profil linguistique de départ et de leur degré de connaissance de la langue d’enseignement.

Cet ouvrage intéressera tous les professionnels travaillant au sein des systèmes éducatifs africains : les enseignants, les formateurs, les cadres et les universitaires mais également les partenaires des projets d’appui."

11. BAUVOIS Cécile, 2002, Ni d’Eve ni d’Adam (Étude sociolinguistique de douze variables du français) , Paris, L’Harmattan, 240 pages. (Préface de Marina Yaguello).

"Les résultats issus des recherches fondatrices en sociolinguistique, qui décrivent l’usage féminin comme plus normé que celui des hommes, y voient la conséquence du conservatisme des femmes ou de leur souci d’afficher leur statut social. Ces recherches, datant des années 60 et 70, ont été largement contes-tées, tant pour ces interprétations que sur le plan méthodologi-que. Qu’en est-il aujourd’hui ? La variation sexolectale existe-t-elle encore dans notre monde occidental de bouleversements où les rôles de chacun des sexes se redéfinissent et où l’image des hommes et des femmes se re-fonde ? Y a-t-il un reflet, dans le langage, de l’identité sexuelle ? Si oui, peut-il être lié à des réali-tés sociales, telle que le fait qu’à emploi équivalent, les femmes ont souvent un niveau d’études supérieur à celui des hommes ?

C’est à ces questions que ce travail se propose de tenter de répondre, par le biais d’une vaste recherche en sociolinguistique variationniste portant sur le français, langue très absente dans ce champ d’études. Il offre ainsi au lecteur une vue large de la variation sociale et sexolectale, et questionne à nouveau la différence sexuelle en constatant avant toute chose son faible impact sur le parler actuel ."

12. BILLIEZ Jacqueline (Dir.) , 2003, Contacts de langues (Modèles, Typologies,Interventions ), Paris, L’Harmattan, 320 pages.

"Peut-on faire un inventaire des types de contacts de langues présents en France, métropolitaine et d‘outre-mer ? Peut-on les classer en fonction de critères suffisamment généraux pour dépasser les cas particuliers et être transférables ? Les situations décrites présentent-elles pour le chercheur des domaines d’intervention susceptibles de faire revoir notre conception du (socio)linguiste ? de la science et de la recherche et général ?

C’est à ces questions que s’attelle cet ouvrage. Sans en épuiser les réponses possibles, il propose des pistes de réflexion issues du Colloque « Contacts de langues : modèles, typologies, interventions » qui s’est tenu à Grenoble les 8 et 9 novembre 2001. La diversité des contacts et des situations examinés croise les problématiques de l’école, de la norme et des variations linguistiques, des représentations mises en regard des pratiques, ainsi que celles des normes sociales et des processus identitaires. France, pays multilingue, certes, on l’a dit depuis longtemps. Il s’agit à présent d’examiner et de décrire de plus en plus précisément ces rencontres de langues et de les voir comme un terrain d’action : cet ouvrage veut y contribuer."

13. MARCELLESI Jean-Baptiste et BULOT Thierry, BLANCHET Philippe (Colls.), 2003, Sociolinguistique (Epistémologie, Langues régionales, Polynomie) , Paris, L’Harmattan, 304 pages.

"Jean-Baptiste Marcellesi est l’un des « pères fondateurs » de la sociolinguistique en France, au moins en tant que telle, ainsi qu’en attestent l’entretien biographique et la série de publications qui constituent ce livre. Ses travaux, sa réflexion, son œuvre, se sont déployés jusqu’à ce jour, en autres, sur deux thèmes clés que nous avons retenus pour organiser ce volume : l’épistémologie de la sociolinguistique (méthodes, concepts, théories, histoire), les langues régionales et notamment la langue corse (comme terrains, objets et enjeux). Ces thèmes s’interpénètrent évidemment, tant dans le parcours du chercheur que dans l’élaboration de sa réflexion, par ce va-et-vient permanent entre terrain, théorisation et enjeux sociaux qui caractérise, selon nous, une approche réellement sociolinguistique. Le choix des textes retenus nous est imputable : nous avons souhaité rendre compte de la contribution scientifique de Jean-Baptiste Marcellesi à la théorie sociolinguistique en choisissant des textes (la plupart du temps des articles ou des actes de colloque) où il exposait seul un point spécifique de sa propre théorisation. Les différents chapitres de ce livre illustrent, à notre avis, conjointement le cheminement personnel du chercheur et du citoyen et le parcours scientifique d’un homme de conviction et d’engagement." Philippe Blanchet et Thierry Bulot

14. ELOY Jean-Michel, BLOT Denis, CARCASSONNE Marie et LANDRECIES Jacques, 2003,Français picard, immigrations (une enquête épilinguistique) , Paris, L’Harmattan, 283 pages.

Le Centre d’Études Picardes s’est saisi ici de questions peu explorées, bien que d’une grande portée sociale et culturelle : comment les "migrants" et leurs enfants perçoivent-ils les langues que leur apporte leur histoire familiale : langues d’origine, français, langue régionale, et qu’en font-ils dans leur vie et leur imaginaire ? L’enquête "Français, picard, immigrations" ne constitue qu’un début. Elle permet cependant de proposer des connaissances nouvelles, de rappeler une somme respectable d’expériences et d’histoires de vies, et de proposer aux acteurs et responsables culturels des pistes de réflexion et d’action socialement utiles. Nous souhaitons que cette richesse humaine et linguistique, que nous donnons à entendre ici en citant abondamment les paroles de nos informateurs, soit de mieux en mieux prise en compte dans les politiques culturelles et linguistiques qui seront mises en œuvre dans ce pays. La Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France (DGLFLF), le Fonds d’Action Sociale pour l’Intégration et la Lutte contre les Discriminations (FASILD), et l’Office Culturel Régional de Picardie ont soutenu ce projet.

15. LEE Nam-Seong, 2003, Identité langagière du genre (Analyse du discours éditorial) , Paris, L’Harmattan, 200 pages.

"Lettre commerciale", "mode d’emploi", "compte rendu", "faits divers", "éditorial", "courrier électronique"... sont les objets textuels, les genres, dans et avec lesquels nous vivons. Ils ne cessent de se revitaliser avec le temps. En effet, les genres constituent une sorte de réservoir de modèles textuels, socialement indexés. Leur identité sociale est plus ou moins claire. Mais quelle est leur identité langagière ? Comment les genres existent-ils dans une société ? Comment les locuteurs les reconnaissent-ils ?
Ces questions sont traitées à travers l’éditorial dans la presse écrite dont l’identité sociale est relativement stable, et qui prouve bien que l’appropriation des genres est à rapporter à la socialisation, aux activités communicatives humaines. Parce que les genres sont des types relativement stables d’énoncé, il est possible de dévoiler en analyse du discours leur mode d’existence, leur identité langagière par laquelle un genre se différencie des autres.

16. LANDICK Marie (Dir.), 2003 , La langue française face aux institutions , Paris, L’Harmattan, 139 pages.

Les institutions ont joué un rôle incontestable dans la standardisation et la codification du français. Elles se tournent aujourd’hui vers sa défense aux niveaux régional, national et international. Comment le dictionnaire français a-t-il évolué ? Qui protège le français et comment ? Quel est le rôle de l’État par rapport à la langue française ? Qui peut légiférer en matière de langue ? Comment les lois sur la langue française ont-elles évolué ? Quelles sont les conséquences, pour la France et la Corse, de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ? Quel est le rôle de la langue française dans la constitution, le développement et la cohésion de l’État belge ? Ces questions et d’autres sont traitées dans six chapitres sur des thèmes analysés lors d’un colloque, sur la langue face aux institutions, qui s’est tenu à Royal Holloway, University of London.

Contributions de Marie Landick (University of London), Henriette Walter (Université Haute Bretagne), Jean Marie Pontier (Aix-Marseille), Anne Judge (University of Surrey, Stephen Judge (Univesity of London Guilhall), Emmanuelle labeau (Aston University) et Malcolm Offord (University of Nottingham)

17. MORRIS Michael (Dir.), 2003 , Les politiques linguistiques canadiennes (Approches comparées) , Paris, L’Harmattan, 234 pages.

Au Canada, la question linguistique est au cœur de la vie politique nationale depuis des décennies, à tel point qu’ elle joue et continuera vraisemblablement de jouer un rôle décisif dans la détermination de l’unité du pays. De nombreux groupes ainsi que les provinces et le gouvernement fédéral y trouvent leurs intérêts et abordent chacun à sa façon la question de la langue et de l’unité nationale. L’importance considérable que revêt la question linguistique pour le Canada a attiré l’ attention mondiale du point de vue tant des leçons que l’ expérience canadienne est à même d’ offrir que de celles que l’expérience d’autres pays pourraient apporter au Canada. Du côté positif, le Canada peut être perçu comme un laboratoire pour la comparaison des politiques linguistiques, vu la multiplicité des mesures prises en vue de promouvoir telle ou telle version de la diversité culturelle et linguistique. Du point de vue négatif, la coexistence de politiques linguistiques aussi nombreuses tend à produire des pommes de discorde malgré le partage de certains objectifs. Au final comment les politiques linguistiques canadiennes peuvent-elles promouvoir des identités provinciale ou nationale qui n’ ont pas toujours été facilement compatibles les unes avec les autres ?

Sous la direction de Michael A. Morris ( Professeur ; Department of Political Science, Clemson University, EUA), l’ouvrage réunit Jacques Maurais ( Office québécois de la langue française, Québec ), Yaroslav Bilinsky ( University of Delaware, EUA), Louise Fontaine ( Université Sainte-Anne, Nouvelle-Écosse, Canada), Michel Paillé (Office québécois de la langue française, Québec), Normand Labrie, (Université de Toronto, Canada), Charles Castonguay (Université d’Ottawa, Canada).

18. AKINCI Mehmet-Ali, DE RUITER Jan Jaap et SANAGUSTIN Floréal, 2004 , Le plurilinguisme à Lyon (le statut des langues à la maison et à l’école) , Paris, L’Harmattan, 196 pages.

Quelles sont les langues pratiquées en famille et à l’école par les élèves du primaire scolarisés à Lyon et dans son agglomération ? Sont-elles identiques ? Sont-elles au contraire radicalement différentes ? Quel est l’impact de l’immigration dans les pratiques linguistiques urbaines ? Au-delà des représentations et des discours de sens commun, quel est l’état d’une possible « vitalité plurilingue » ? Cet ouvrage propose de répondre à ces questions en montrant non seulement l’existence d’un réel plurilinguisme chez les écoliers de Lyon, mais encore une diversité au niveau de la distribution, de la classification et de la vitalité des langues pratiquées. Un tel travail montre qu’à l’heure où les frontières ne sont plus ce qu’elles étaient, on a sans doute besoin, comme le mentionne la Charte européenne des Langues, d’individus qui soient aussi bien bi-culturels que bilingues et que l’on ne peut pas se permettre de perdre une telle richesse.

19. CAUBET Dominique, 2004 , Les mots du bled, Paris, L’Harmattan, 237 pages.

Comment comprendre et appréhender l’usage des langues maghrébines dans leur rapport à la création artistique contemporaine ? Lorsqu’ils utilisent les langues du quotidien ou les discours mélangés dans leur création, qu’apportent les artistes aux langues sans statut (arabe maghrébin et berbère) et aux pratiques réprouvées (les mélanges) ?
Pour répondre à ces questions qui relèvent finalement de problèmes sociolinguistiques, l’ouvrage rassemble les propos inédits d’hommes de théâtre, de chanteurs, de poètes et d’écrivains qui, tous, rendent compte du statut de l’artiste et des conditions objectives et subjectives par lesquelles émerge une parole libre. Les mots du bled comprend ainsi des entretiens avec des artistes importants de la scène maghrébine et française dans les domaines qui vont du théâtre à la chanson (Ghiwane, raï, gnawa, protest song, rock, techno, rap), en passant par la radio, la poésie et l’humour : Fellag, Cheb Sahraoui, Allalou, Youssef Fadel, Fadhel Jaïbi, Baâziz, Ben Mohamed, Aziz Chouaki, Gyps, Amazigh Kateb, Omar Sayed, Hamma et Rachid Taha.

20. ZONGO Bernard, 2004, Le parler ordinaire multilingue à Paris (Ville et alternance codique ) , Paris, L’Harmattan (collection Espaces Discursifs), 284 pages.

L’alternance codique, ou mélange de langues dans un énoncé, est un phénomène observable dans les communications bilingues. Elle l’est encore davantage dans les grands centres urbains où se croisent, co-habitent plusieurs communautés ethnolinguistiques. Et chacun en a déjà fait l’expérience dans la rue, dans les magasins, dans l’autobus ou le métropolitain. Comment doivent, peuvent être interprétés ces choix linguistiques ? L’expression d’une incompétence linguistique en français ? La manifestation d’un repli communautaire ? Des stratégies de communication complexes ? C’est à ces questions que tente de répondre le présent ouvrage. A partir d’une enquête ethnographique menée à Paris dans des lieux privés (domiciles) et publics (rues, magasins) en compagnie d’un groupe de pairs d’étudiants bilingues, l’alternance codique est abordée dans une approche modulaire à trois pôles : interactionniste, glottopolitique et formaliste.

21. CAUBET Dominique, BILLIEZ Jacqueline, BULOT Thierry , LEGLISE Isabelle et MILLER Catherine (Eds.), 2004,Parlers Jeunes, Ici et Là-bas (Pratiques et représentations), Paris, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), 288 pages.

Parlers jeunes, ici et là-bas interroge un objet de recherche qui ne peut laisser indifférent le chercheur travaillant sur les différentes modalités de l’urbanité langagière : les « parlers » dits « jeunes ». Sont-ils seulement une catégorie descriptive ou bien plus largement une catégorie opératoire pour la discrimination sociale que les linguistes et sociolinguistes contribuent à diffuser ? Quelle est la part non seulement des représentations mais aussi des pratiques linguistiques dans un tel processus de dénomination ?

Pour le moins, le volume pose la nécessité de comparer des situations réputées identiques pour approcher les différents modes de socialisation langagière d’une génération et au-delà des communautés sociolinguistiques et urbaines différentes.

L’intérêt scientifique du volume est donc celui-ci : tout en préservant un regard critique sur les terrains et problématiques de la situation sociolinguistique française, il investit largement d’autres terrains, francophones ou non, et permet ainsi de questionner non seulement les catégories descriptives en œuvre dans le champ de recherche, mais plus encore la fonction dynamisante de la culture urbaine sur les pratiques langagières. En ce sens, il contribue à la réflexion critique engagée en sociolinguistique urbaine par les études de types micro-sociolinguistiques dont il rend compte en des villes et pays a fortiori dissemblables : Nouakchott (Mauritanie), Sebta (Espagne), Juba (Soudan), Utrecht (Pays-Bas), Nairobi (Kenya), Dakar (Sénégal), Alger (Algérie), Fès (Maroc), et... Saint-Denis,

22 et 23. ELOY Jean-Michel (Dir.), 2004, Des langues collatérales (Problèmes linguistiques, Sociolinguistiques et glottopolitique de la proximité linguistique) , Paris, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Volumes 1 298 pages et Volume 2, 308 pages .

Quel rôle joue la proximité des langues dans les processus linguistiques, sociolinguistiques et dans les politiques linguistiques ? Peut-on, entre certaines langues, caractériser un rapport spécifique de "collatéralité" qui les lie historiquement et détermine des évolutions spécifiques ? Ou plutôt, comment les locuteurs vivent-ils, en l’acceptant ou non, en la construisant ou non, la proximité de leur langue avec la langue d’autres locuteurs ? Ces questions sont abordées ici à propos de nombreuses variétés, européennes et autres, en particulier romanes, germaniques et celtiques.

24. URTEAGA Eguzki, 2004, La politique linguistique au pays basque, Paris, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), 188 pages.

Ce livre veut savoir si, malgré le poids de l’histoire et les limites du cadre juridique, il existe une politique linguistique en faveur du soutien et de la promotion de la langue basque. Y est défendue, l’hypothèse selon laquelle les années 90 coïncident avec une élaboration progressive et concertée d’une politique linguistique favorable à la langue basque comme à travers la prospective "Pays Basque 2010" en 1994 ou encore le schéma d’aménagement politique en 1997.

25. BARRE-De MINIAC Christine, BRISSAUD Catherine, RISPAIL Marielle (Dirs.), 2004, La littéracie (Conceptions théoriques et pratiques d’enseignement de la lecture-écriture) , Paris, L’Harmattan, Collection Espaces Discursifs, 357 pages.

L’acquisition de compétences solides et variées en matière de lecture et d’écriture est devenue un enjeu de société majeur. La notion de littéracie, de plus en plus employée dans les médias et les écrits de recherche, permet de rendre compte de la complexité des apprentissages et de la diversité des pratiques de lecture et d’écriture, tant à l’école que dans la vie quotidienne et professionnelle. Le présent ouvrage propose un examen de cette notion. Il a été conçu collectivement par des chercheurs venus d’horizons disciplinaires et géographiques divers. La littéracie est définie et éclairée dans ses différentes facettes par la présentation de travaux de recherche. Il s’adresse aux chercheurs, aux étudiants en didactique, pédagogie et sciences du langage, aux formateurs de jeunes et d’adultes, aux enseignants qui souhaitent réfléchir sur leurs pratiques ou les confronter à celles des autres.

26. LANDICK Marie, 2004, Enquête sur la prononciation du français de référence (Préface d’Henriette Walter), Paris, L’Harmattan, Collection Espaces Discursifs, 182 pages.

Ne voulant ni surestimer la variation ni privilégier la norme, cet ouvrage décrit dans le détail l’usage des membres d’un groupe apparemment homogène. Partagent-ils les mêmes habitudes phonétiques et phonologiques ? La langue française évolue-t-elle vers un système vocalique simplifié ? L’harmonie vocalique existe-elle vraiment ? Se focalisant sur les voyelles moyennes du français, l’auteur présente les résultats d’une enquête menée auprès d’un groupe d’élèves de l’École Normale Supérieure et les compare avec les descriptions de nombreux linguistes. Les résultats sont présentés sous forme de tables comprenant des transcriptions simplifiées de plus de 330 voyelles chez chacun des locuteurs dans deux contextes différents, soit un total de près de 14 000 articulations. L’étude comporte une analyse instrumentale qui est résumée dans des chartes biformantiques illustrant l’influence du contexte phonétique sur l’articulation des voyelles moyennes dans trois séries de mots. Ces analyses, effectuées par l’auteur sur des enregistrements faits à Paris, sont publiés ici pour la première fois.

27. LEGLISE Isabelle (Dir.), 2004, Pratiques, langues et discours dans le travail social , Paris, L’Harmattan, Collection Espaces Discursifs, 135 pages.

Le travail social est avant tout une activité langagière : un travail par le langage. Un travail sur le langage également parfois, sur celui des autres, sur le sien en tant que professionnel. Confrontés à des pratiques langagières qui leur sont parfois étrangères, qu’ils ressentent parfois comme ’déplacées’, les travailleurs sociaux sont également contraints à des pratiques d’écriture aux multiples enjeux et aux formats bien définis. Quel rapport entretiennent-ils avec le langage, sous ses différentes facettes ? Que nous apporte l’étude des différents matériaux, oral ou écrits recueillis auprès d’eux ? Quelles formations pourrait-on mettre en place pour leur permettre de mieux appréhender la dimension langagière de leur activité ? Adoptant différents points de vue et perspectives d’analyse issus des Sciences du Langage, les contributions ici réunies tentent de répondre à ces questions.

28. VAN DEN AVENNE Cécile, 2004, Changer de vie, changer de langue (Paroles de migrants entre le Mali et Marseille) , Paris, L’Harmattan, Collection Espaces Discursifs, 316 pages.

Comment rendre compte par la parole de son parcours de vie et de son plurilinguisme, de sa migration, des choix et non-choix en matière de langues ? Quelle analyse adopter, quelle position assumer, comment restituer ces paroles et en proposer une lecture lorsqu’on est chercheur en sciences du langage. A travers ce travail qui donne à lire des récits de vie de migrants maliens vivant tous depuis vingt ou trente ans à Marseille, ces questions ont été abordées, et une approche est présentée. Elle laisse apparaître notamment la complexité des positions entre ici et là-bas, et la complexité de la position du chercheur, pris dans cette relation post-coloniale vécue par des personnes migrantes issues de l’ex-métropole française, devenue société d’accueil.

29. ASSELAH-RAHAL Safia, 2004, Plurilinguisme et migration , Paris, L’Harmattan, Collection Espaces Discursifs, 262 pages.

Ce livre qui se situe dans le champ de la sociolinguistique interactionnelle essaie de comprendre des phénomènes langagiers observés et insérés non seulement dans leur contexte historique et géopolitique mais également dans une problématique générale, celle des comportements langagiers issus de contact de langues. Il s’agit de traiter de l’alternance des codes, manifestations qui, du fait de l’urbanisation et des migrations contemporaines, est en extension. Quels sont les effets de sens que visent les changements de langues ? L’alternance a-t-elle des visées pragmatiques ?C’est découvrir de fait , la réalité et le dynamisme du parler bilingue, non seulement transgénérationnel mais aussi inter et intraphrastique, articulant ainsi les approches macro et micro linguistiques. Il se propose donc d’analyser le phénomène de bilinguisme se manifestant présentement dans les communautés arabophones et berbérophones immigrées dans la ville de Rennes, et plus précisément, sur une des situations de contacts de langues en milieu d’accueil : en l’occurrence ici le bilinguisme français- arabe algérien et français - kabyle . A ce titre, différents champs d’investigation, à savoir, socio-historique, sociolinguistique et linguistique se trouvent examinés dans ce livre. Il doit prendre en compte ces différentes perpectives car pour circonscrire et comprendre ce champ d’analyse assez complexe, le contact de langues, il faut aborder l’ensemble de ces éléments réunis. Cette manière de procéder participe plus ou moins à donner un aspect interdisciplinaire à cette réflexion.

30. GEIGER-JAILLET Anemone, 2005, Le bilinguisme pour grandir (Naître bilingue ou le devenir par l’école) , Paris, L’Harmattan (collection Espaces Discursifs), 252 pages.

Par la famille ou par l’école, le bilinguisme est une réalité quotidienne pour un nombre croissant d’enfants. Cet ouvrage fait état des différentes voies d’accès au bilinguisme : celle du "naître bilingue" ou celle du "devenir bilingue" par l’école. L’institution scolaire, de la maternelle à l’université, propose de nouvelles voies pour qu’il soit possible de parler, comprendre, s’exprimer et vivre en deux langues. Ainsi, le projet de ce livre est de répondre à cette question : "Sans être né bilingue, comment le devenir ?".

31. VAN HOOLAND Michelle (Ed.), 2005, Psychosociolinguistique. Les facteurs psychologiques dans les interactions verbales, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 208 pages.

Comment prendre en compte les facteurs psychologiques dans les interactions verbales ? Peut-on proposer une approche psychosociolinguistique pour appréhender les situations de communication telles que celles de la maltraitance, de l’entretien clinique et du recouvrement de l’ouïe chez l’enfant sourd ? Si, comme l’affirme la sociolinguistique, la langue est éminemment sociale, prenant en compte la co-variance des phénomènes linguistiques et des phénomènes sociologiques, la question qui se pose est de savoir si la langue ne serait pas éminemment psychosociale et s’il n’y aurait pas une co-variance des phénomènes linguistiques et des phénomènes psychosociologiques. De même que les sociolinguistes ont posé l’existence de leur discipline parce qu’il y a des problèmes linguistiques qui intéressent la vie sociale de certaines communautés d’une manière tellement dramatique qu’ils mettent en cause leur propre existence, il semble que la psychosociolinguistique peut exister pour les mêmes raisons à savoir que l’individu peut rencontrer des problèmes linguistiques tels qu’ils mettent en jeu sa santé mentale, sa socialisation. La psychosociolinguistique reposerait sur la complémentarité dialectique du « psy » et du « socio ».

Sont présentés les textes discutés et questionnés à la première journée de recherche en Psychosociolinguistique. Dans la perspective interdisciplinaire dévolue au champ, le volume rassemble les interventions de Michelle Van Hooland, Cécile Bauvois, Jean Emile Gombert et les discussions de Nathalie Auger, Béatrice Fracchiolla, Claudine Moïse, Thierry Launay, Aude Bretegnier, Thierry Bulot, Catherine Loneux et Philippe Blanchet.

32. FELCE Françoise, 2005, Malédiction du langage et pluralité linguistique (Essai sur la dynamique des langues-langage) , L’Harmattan (collection Espaces Discursifs), Paris, 174 pages.

Bilinguisme à l’école, multilinguisme à l’ordre du jour : les langues sont au centre de l’attention, en ce début de XXIè siècle. On les introduit à l’école élémentaire, elles pèsent lourdement sur le budget de la CE. On les apprend parce que nécessaires à la vie moderne, à la mobilité qui semble caractériser notre monde. Parallèlement, une langue, l’anglais, langue de compréhension universelle, s’impose sur le plan international comme pour tenter de remédier à la malédiction originelle, celle de Babel. Pourtant, si les langues n’étaient pas un simple instrument, utile à la survie sur une planète où les frontières, en voie de disparition, nous dit-on, semblent se cantonner au plan linguistique ; si, loin de se borner à un choix culturel, elles relevaient de la « bénédiction » de Babel ?. Si les mythes originels nous avaient induits en erreur et que la véritable malédiction réside dans le langage unique ? Si l’incommunication entre les hommes dépendait de facteurs extra-linguistiques auxquels seul le multilinguisme peut remédier ? Paradoxe ? Non, un autre regard pour nous défendre un peu mieux contre la malédiction du langage.

33. RISPAIL Marielle (Dir.), 2005, Langues maternelles : contacts, variations et enseignement (le cas de la langue amazighe), L’Harmattan (collection Espaces Discursifs), Paris, 339 pages.

Ce livre est en quelque sorte un événement - au sens de « evenit » en latin, ce qui arrive, ce qui émerge. Voici pour la première fois réunis des linguistes et didacticiens de plusieurs pays pour aborder la question berbère : Maroc, Algérie, Italie, Espagne, Suisse, France, et en éclairer les facettes, de l’intérieur pour les auteurs amazighophones, comme de l’extérieur, pour les non amazighophones. Cette diversité va de pair avec la diversité des opinions exprimées comme des angles de vue. Les débats sont encore longs et à venir. Mais le dialogue est ouvert, et surtout la volonté, loin des passions partisanes qui divisent, de faire avancer langue et culture amazighes vers la reconnaisance et le respect. Comment enseigner une langue maternelle ? une langue qu’on parle déjà ? surtout quand elle est partout dans la rue, dans les familles, mais à peine ou pas du tout reconnue officiellement, et donc éparpillée dans les mille variations de l’oral ? On voit que les textes ici réunis dépassent de loin le cas du berbère. Ils traitent de nos langues, de nos vies, de la vie.

34. VICENTE Angeles, 2005, Ceuta : une ville entre deux langues (Une étude sociolinguistique de sa communauté musulmane), L’Harmattan (collection Espaces Discursifs), Paris, 220 pages.

La valeur de la ville de Ceuta comme laboratoire social a déjà été mise en relief plusieurs fois, mais, en revanche, la situation linguistique de la ville n’a pas été l’objet d’une étude systématique jusqu’à aujourd´hui. Ce livre tente de combler en partie ce vide en présentant une étude sociolinguistique de la communauté arabophone vivant dans la ville de Ceuta. Quelles sont les clés que donne le peuplement si particulier de la ville, en relation avec les faits historiques et leurs conséquences linguistiques, pour mieux comprendre la situation actuelle d’un point de vue sociolinguistique ? Cet ouvrage présente une description de l’évolution du dialecte arabe parlé actuellement dans la ville, et une étude des variations de type sociolinguistique qu’on peut y trouver. À partir d’un travail de terrain réalisé dans les divers quartiers de la ville, y sont décrits et analysés le comportement linguistique et les pratiques langagières de la communauté musulmane ceutí.

35. BARNECHE Sophie, 2005,Gens de Nouméa, gens des îles, gens d’ailleurs... (Langues et identités en Nouvelle-Calédonie ), L’Harmattan (collection Espaces Discursifs), Paris, 327 pages.

Nouméa, ville occidentale au milieu de l’Océanie, offre un espace riche et singulier de contact des langues et des cultures, de distinctions ethniques et de métissage, un espace dans lequel les langues se transmettent, se perdent, se créent, les identités se construisent, se négocient, se revendiquent. Ici comme ailleurs, langues et identités sont indissociables : Les langues vernaculaires sont-elles transmises à Nouméa ? Comment ces langues sont-elles perçues par les jeunes nés en ville ? Par leurs parents ? Comment est perçue la langue française ? Quels usages les jeunes océaniens font-ils des langues en présence ? Quelles relations établissent-ils entre leurs pratiques langagières et leurs revendications identitaires ? Et que nous apprennent ces pratiques langagières et ces représentations des relations interethniques et des transformations sociales produites par le contact avec le milieu urbain ?… Cet ouvrage s’intéresse, au travers de l’étude des pratiques linguistiques et des représentations, à la constructions de ces « identités calédoniennes », multiples et mouvantes.

36. VAN DEN AVENNE Cécile (Ed.), 2005, Mobilités et contacts de langue , L’Harmattan (collection Espaces Discursifs), Paris, 366 pages.

Les expériences de la mobilité (mobilité migratoire, mobilité professionnelle, mobilité d’un parcours de formation, projet de mobilité sociale passant par l’une et/ou l’autre de ces autres formes de mobilité) sont, du point de vue sociolinguistique, l’occasion de déstabilisations, de reconfigurations, souvent de réductions des réseaux d’appartenance et ces processus affectent les pratiques, les représentations et les répertoires linguistiques des acteurs concernés. Centrer l’analyse sur les déplacements (les changements de lieu, de place, de statut, par nécessité ou par choix) de groupes ou d’individus, c’est se demander comment et avec quels effets, du point de vue de la sociolinguistique, s’effectue cette entrée en contact avec de nouvelles langues et variétés, cette éventuelle prise de distance ou perte de contact avec d’autres langues ou variétés, ou les mêmes, mais dans une économie autre. Etudier la mobilité suppose sans doute des instruments plus souples, à même de saisir le mouvement, donc probablement des épistémologies en partie renouvelées. Les déplacements ici rapidement thématisés intéressent aussi d’autres secteurs disciplinaires au titre de la sociologie, de l’étude des interactions, de l’acquisition des langues, ou de la relation interculturelle. Descriptions, prévisions, peuvent aussi contribuer à ce que les mobilités se passent (au) mieux.

37. COMITI Jean-Marie, 2005, La Langue corse. Entre chien et Loup (Préface de Jacques Fusina), L’Harmattan (collection Espaces Discursifs), Paris, 152 pages.

Cet essai analyse les causes multiples de la disparition des idiomes de la langue corse : politique linguistique peu favorable à son émancipation, régression des usages sociaux, insécurité linguistique, concurrence d’un français régional hybride... Les observations faites par le sociolinguiste, Jean-Marie Comiti, participent des débats qui traversent la société insulaire en revisitant quelques thèmes récurrents : les origines de la langue, la place du corse dans la famille romane, le statut scolaire, la place du corse dans les médias et la société, l’attitude des responsables politiques

38. COTIN Martine, 2005, L’écriture, L’espace, (Préface de Claudine Cohen), L’Harmattan (collection Espaces Discursifs), Paris, 187 pages.

Mettre l’écriture à un rang de respect égal avec l’oralité est une tentative jamais achevée malgré de nombreux travaux précédents (J. Derrida,J. Goody, A.M. Christin). Chaque fois, par un biais (l’orthographe) ou un autre (l’histoire de l’écriture), le problème resurgit ! Dans ce livre, on a cherché à rapprocher l’écriture de sa nature profonde : l’espace. Des exemples de mouvements dans l’espace sont donnés, de même que des graphes, des motifs, des signes graphiques si nombreux dans l’espace urbain viennent à leur tour s’approcher du graphème pour montrer combien le signifiant graphique a besoin d’une urgente révision théorique allant dans le sens de la complexité. Par différents angles de vue : l’espace et sa reconnaissance, le sens du mouvement réfugié dans certains motifs, l’usure des figures. Enfin, l’intérêt pour le paysage comme pour la peinture prolongent des éclairages sur l’influence du système graphique latin, sans compter la métaphore connue du tissage (tissure/texture) qui permet de déborder du côté de la calligaphie.

39. RAZAFIMANDIMBIMANANA Elatiana, 2005, Français, franglais, québé-quoi ? - Les jeunes Québécois et la langue française : enquête sociolinguistique (Préface de Philippe Blanchet), L’Harmattan (collection Espaces Discursifs), Paris, 238 pages.

Le français est-il québécois ? Au sein de la communauté francophone québécoise, la question définitoire relative aux frontières linguistiques se formule ainsi. Groupe hétérogène et plurilingue, comment les élèves québécois s’identifient-ils ? Comment représentent-ils le français et le monde francophone ? Quelles pratiques linguistiques et langagières revendiquent-ils ? Quels sont les modèles de référence pour les élèves en question ? Ce livre propose un parcours sociolinguistique dans l’imaginaire des élèves québécois à travers l’étude de discours métalinguistiques recueillis sur le terrain. Alors que des données démographiques politiques et socioculturelles présentent la situation globale de la langue française au Québec, les données empiriques elles, permettent d’analyser le vécu des locuteurs.

40. URTEAGA Eguski , 2006, La langue basque dans tous ses états (Sociolinguistique du Pays Basque) , L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 113 pages.

L’ambition de ce livre est d’offrir des éléments de compréhension pour mieux appréhender la situation dans laquelle se trouve la langue basque, aussi bien en France qu’en Espagne. Il est composé d’articles qui abordent cet objet sous différents angles comme autant de projecteurs qui éclaireraient un même objet en s’efforçant d’en donner une image complète et précise, d’autant que la situation de la langue basque se caractérise par sa diversité selon les zones sociolinguistiques et les réalités politico-administratives.

41. BABAULT Sophie, 2006, Langues, École et Société à Madagascar (Normes scolaires, pratiques langagières, enjeux sociaux), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 320 pages.

La gestion des questions linguistiques et éducatives est un thème particulièremet sensible à Madagascar, île marquée depuis son indépendance par la mise en oeuvre de deux actions colossales de politique linguistique, sans que des solutions satisfaisantes aient pu réellement être trouvées face aux problèmes que rencontre l’institution scolaire. L’une des questions majeures concerne le rôle à accorder aux différentes langues au sein du système éducatif, en interaction avec la place que chacune d’elles occupe dans la société.. C’est pourquoi cet ouvrage propose, en amont des questions pédagogiques, de procéder à une exploration sociolinguistique de la réalité des usages et de leurs représentations, dans le cadre scolaire et surtout, hors de l’école. C’est à partir des résultats d’une telle démarche que pourront être déterminés avec précision les points d’ancrage des choix didactiques ou linguistiques. Enfin,, grâce au recours à des perspectives variées - historiques, géographiques, politiques, sociales, individuelles, etc. - cet ouvrage vise également à donner au lecteur un maximum de clés d’interprétation du problème des langues et de l’école en contexte plurilingue. Cette étude du cas malgache pourra ainsi aider à comprendre divers mécanismes et enjeux susceptibles d’intervenir dans de nombreuses situations présentant des aspects comparables sur l’ensemble du continent africain.

42. CASTELLOTTI Véronique et CHALABI Hocène (Dirs.), 2006, Le français langue étrangère et seconde (Des paysages didactiques en contexte) , L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 320 pages.

La présence du français dans le monde contemporain est très diverse, comme sont variables les conditions de son appropriation, en fonction des demandes et d’offres multiples. Cet ouvrage vise à interroger la diversité des modalités d’apprentissage et d’enseignement du français langue étrangère et seconde dans le monde actuel, en relation à la variabilité des contextes dans lesquels ces situations s’insèrent. Il s’agit, en particulier, d’étudier comment les différences sont prises en compte sur le terrain, comment elles modifient les pratiques de classe mais aussi les élaborations de programmes, la formation des enseignants et, plus largement, les politiques linguistiques-éducatives. Les interventions proviennent de lieux diversement situés, tant d’un point de vuie géographique que pour ce qui concerne les publics considérés (âge, sexe, niveau, degré d’hétérogénéité, milieu, langue,…) et les situations socio-éducatives étudiées.

43. BULOT Thierry et VESCHAMBRE Vincent (Dirs.) , 2006, Mots, traces et marques(dimensions spatiale et linguistique de la mémoire urbaine), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 246 pages.

Problématiser le terrain urbain, c’est rencontrer une crise sociale et mettre l’accent sur des inégalités, dans la mesure où, même si elle produit des richesses, de la culture, des valeurs positives, des normes, la ville est aussi un lieu non seulement de tensions et de conflits plus ou moins bien gérés mais aussi de discrimination, de relégation. Dans ce volume, sociolinguistique urbaine et géographie sociale se donnent pour objectif commun – autour de la vaste problématique du marquage de l’espace, de l’affichage public des langues et des discours – de mettre en évidence les rapports de pouvoir, les hiérarchisations sociales, tels qu’ils se jouent dans les dimensions spatiale et langagière. De ce point de vue, deux grands types de marquage semblent pouvoir être identifiés : le marquage signalétique (enseignes, panneaux de signalisation, inscriptions murales, plaques commémoratives…) et le marquage langagier ou linguistique, qui correspond à des manières de parler associées à des espaces spécifiques. En tant que manifestation d’un lien privilégié à un espace, que revendication d’une appropriation, le marquage représente le support privilégié d’une construction identitaire, et fonctionne comme l’un des vecteurs de la mémoire urbaine.

Sous la direction de Thierry Bulot (Université de Rennes 2 / ERELLIF-CREDILIF (EA 3207) et de Vincent Veschambre (Université d’Angers / CARTA-UMR CNRS ESO 6590). Outre les textes de ces deux auteurs, l’ouvrage réunit les contributions de : Fabrice Ripoll (Université de Caen / France), Sterenn de Lafargues (Université de Rennes 2 / France) , Benoît Raoulx (Université de Caen / France), Gustavo Chourio (Université de Maracaibo / Venezuela), Assia Lounici (Université d’Alger / Algérie), Tassadit Mefidene (Université d’Alger / Algérie), Djemila Zeneidi (CNRS / Université de Rennes 2 / France), et Raymonde Séchet (Université de Rennes 2 / France).

44. DE RUITER Jan Jaap, 2006, Les jeunes Marocains et leurs langues , L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 301 pages.

Ce livre traite de la situation sociolinguistique des jeunes Marocains au début du troisième millénaire. La recherche dont le présent livre est le compte-rendu montre que, après de longues années d’arabisation, les attitudes des jeunes Marocains, ayant suivi le programme éducatif du Maroc, sont assez positives à l’égard de la langue arabe littéraire mais que cette même langue ne fait pas encore vraiment partie de leur vie quotidienne. La langue française lui fait encore une grande concurrence et les langues maternelles des jeunes Marocains, l’arabe dialectal et l’amazigh ou le berbère sont encore les langues de communication quotidienne par excellence. Les différences et similarités entre les profils sociolinguistiques des sujets arabophones et amazighophones (berbères) et entre les mêmes profils des sujets masculins et féminins sont également présentées dans le livre. La recherche a été effectuée parmi 569 jeunes Marocains originaires de neuf villes du royaume du Maroc dans la période 2000-2003.

45. MARTI Félix , ORTEGA Paul, BARREÑA Andoni , IDIAZABAL Itziar, JUARISTI Patxi , JUNYENT Carme, URANGA Belen, AMORRORTU Estibaliz, Organisation Internationale UNESCO Etxea , 2006, Un monde de paroles, Paroles du monde , L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 366 pages.

Cette étude sur les langues du monde vise à examiner la situation sociolinguistique du monde : décrire la diversité linguistique qui caractérise actuellement l’humanité, évaluer les tendances à l’uniformité linguistique et établir une série de principes ou de mesures d’aménagement linguistique favorisant les communautés linguistiques les plus fragiles ou les plus menacées d’extinction de sorte que quiconque engagé dans l’aménagement linguistique - les fonctionnaires, les chefs d’institution, les chercheurs et les membres d’une communauté linguistique - puisse excécuter ces mesures.

46. BULOT Thierry , 2006, La langue vivante (L’identité sociolinguistique des Cauchois) , L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 222 pages.

Variété de la langue normande, le cauchois est une langue qui se parle, qui se dit, qui se pratique. C’est ce que montrent les enquêtes de terrain dont La langue vivante expose et commente les résultats en regard avec les données officielles les plus récentes. Aujourd’hui, nombre de jeunes et moins jeunes Cauchois ont en effet et un discours identitaire affirmé et des compétences linguistiques attestées. Adressé bien sûr aux sociolinguistes et aux chercheurs attachés à suivre le changement linguistique, l’ouvrage analyse les termes langue, discours, identité, territoire et particulièrement propose une modélisation de la minoration linguistique transposable aux autres langues minorées et minoritaires. Parce qu’il montre que certains Cauchois déclarent une identité bilingue, cet ouvrage intéresse aussi tous les Cauchois qui souhaitent mieux connaître le Pays de Caux, qu’ils parlent ou non le cauchois.

47. BIERBACH C., BULOT T. (Dirs.), 2007, Les codes de la ville (Cultures, langues et formes d’expression urbaines), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), 300 pages.

Les codes de la ville questionnent la ville en tant qu’espace public et discursif par excellence où s’articulent la production des lieux collectifs voire communs de communication et les expressions des différentes formes de représentations sociolinguistiques, sémiotiques et discursives. Qu’ont donc de spécifiquement urbain les phénomènes de contact et mélange de langues, de plurilinguisme et variation linguistique notamment lorsqu’ils sont issus des processus de migration récents ? Qu’ont de particulièrement urbain les interférences, les hybridation et synthèses tant linguistiques que culturelles ? En quoi l’émergence émergences de styles sociaux et de représentations symboliques sont-elles caractéristiques des faits de ville ? Les réponses – nécessairement multiples et croisées pour renvoyer à la diversité des sujets et manifestations sociolinguistiques de l’urbanité et de son questionnement – sont données au travers d’études et réflexions sur plusieurs « villes-laboratoires » de France et d’Allemagne. Sous la direction de Christine Bierbach (Université de Mannheim / Allemagne) et de Thierry Bulot (Université de Rennes 2 / France), l’ouvrage réunit les contributions de Frank Jablonka (Université d’Orléans / France), Bernhard Pöll (Université de Salzburg / Autriche), Jeanne-Marie Barbéris (Université Paul Valéry / Montpellier 3 / France), Karin Becker (Université de Freiburg / Allemagne), Charles Grivel (Université de Mannheim / Allemagne), Sabine Klaeger (Université de Bayreuth / Allemagne), Christine Bauhardt (Université de Berlin / Allemagne), Uwe Schulz (Université de Mannheim / Allemagne), Gabriele Birken-Silverman (Université de Mannheim / Allemagne).

48. LAMBERT P., MILLET A., RISPAIL M., TRIMAILLE C. (Dirs.), 2007, Variations au cœur et aux marges de la sociolinguistique (Mélanges offerts à Jacqueline Billiez), L’Harmattan, (Collection Espaces Discursifs), Paris, 300 pages.

Cet ouvrage rassemble des textes dans lesquels les dimensions sociales du langage et des langues occupent une place centrale. Des chercheurs venus de divers horizons illustrent et enrichissent ainsi les questions et les orientations contemporaines des champs sociolinguistique et sociodidactique, où diversité et variation linguistiques constituent des principes heuristiques majeurs. Enseignants, étudiants et chercheurs trouveront dans ces Mélanges des sources d’informations et de réflexions sur des thématiques variées, parmi lesquelles : les migrations et les contacts de langues ; le langage et les processus de construction identitaire ; les représentations sociales des objets langagiers ; les enjeux politiques et éducatifs du plurilinguisme et de la variation. Témoignages de reconnaissance et d’amitié adressés à Jacqueline Billiez, c’est dans une pluralité de styles, de voix et de regards que ces textes entrent en résonance avec les travaux d une chercheure dont l’inventivité et la rigueur ne cessent de tracer les contours dynamiques d une « sociolinguistique impliquée ».

49. KLAEGER Sabine, 2007, La Lutine (Portrait sociostylistique d’un groupe de squatteurs à Lyon), L’Harmattan, (Collection Espaces Discursifs), Paris, 297 pages

Le squatt est un lieu qui fascine et inquiète parce que mal connu ou mal aimé des médias et du grand public qui n’y voient que trouble et confusion. La Lutine propose de compbler – au moins partiellement – ce manque par une étude systématique des interactions dans un squatt lyonnais. Quels traits caractérisent le style communicatif dans le squatt « La Lutine » à Lyon ? Quel est l’impact des valeurs sociopolitiques sur le parler de ce groupe ? Quelles sont les valeurs identitaires d’un tel groupe ? Ces questions sont abordées à travers l’analyse de réunions et d’interviews enregistrées pendant plusieurs mois à la Lutine. Ce livre s’adresse d’un côté à tous ceux et à toutes celles qui voudraient savoir plus sur le milieu libertaire dans un contexte urbain français. Il est également destiné aux linguistes qui travaillent sur l’interaction verbale.

50. ELOY Jean-Michel et Ó hIFEARNÁIN Tadhg (dirs., 2007),Langues proches - Langues collatérales Near Languages – Collateral Languages , L’Harmattan, (Collection Espaces Discursifs), Paris, 310 pages.

Les contributions (au colloque de Limerick – juin 2005) réunies ici explorent les rapports existant entre les langues proches, et la notion de proximité elle-même. Certaines affrontent le défi de la "mesure" de cette distance, d’autres cherchent une caractérisation qualitative. Au total il est question, dans cette problématique plus complexe qu’elle ne paraît, à la fois des systèmes linguistiques, de l’histoire des langues, et de leurs fonctionnements sociaux et politiques : c’est toute la compréhension de ce qu’est une langue qui s’éclaire à travers cette problématique linguistique et sociolinguistique. Les cas étudiés proviennent des domaines roman, germanique, celtique, sémitique et finno-ougrien.

51. LEDEGEN Gudrun (Dir), 2007, Pratiques linguistiques des jeunes en terrains plurilingues , L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 300 pages.

Pour sa 8e édition, la Table Ronde du Moufia (LCF-UMR 8143 du CNRS-Université de la Réunion), rendez-vous régulier pour les spécialistes de la variation et des contacts linguistiques, a convié des chercheurs en sociolinguistique menant des investigations de terrain sur la question des « pratiques linguistiques des jeunes et parlers jeunes en situation de plurilinguisme ». Les travaux rassemblés dans cet ouvrage éclairent l’objet de recherche « parler jeune » par une grande diversité des terrains plurilingues : Belgique, Cameroun, Afrique du Sud, Île Maurice, Madagascar, France (métropolitaine et à l’Île de la Réunion). Pour chaque terrain, les différentes normes en jeu sont étudiées, sur le plan des attitudes et représentations, et/ou sur celui des pratiques effectives. De la comparaison entre les descriptions des pratiques jeunes de ces différentes communautés sociolinguistiques naît une réflexion critique sur le(s) « parler(s) jeune(s) » : sur l’objet de recherche en tant que catégorie descriptive, sur les méthodes d’investigation à adopter pour cerner ces pratiques éminemment variables, sur leur évolution et leur avenir...

52. BRETEGNIER Aude (Ed.), 2007, Langues et insertions (Recherches, Interventions, réflexivité) , L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs),Paris, 138 pages.

Le présent volume rassemble des contributions de chercheurs et de professionnels intéressés par les questions de mobilités linguistiques et identitaires et d’appropriation du français pour des apprenants plus ou moins francophones, soit parce que le français est pour eux une langue qui n’appartient pas au répertoire linguistique familial initial tout en faisant désormais partie de leur environnement social, scolaire, professionnel : une langue seconde, une langue d’intégration ; soit parce qu’ils n’ont pas su, pas pu, malgré une scolarisation en français, s’en approprier les variétés écrites. Les questionnements, bilans et propositions des chercheurs, inscrits dans un souci constant d’articuler leurs recherches à des réalités sociales avec lesquelles ils cherchent à interagir, font ainsi écho aux questionnements, bilans et propositions des professionnels des secteurs de l’accès au français pour des publics fragilisés d’un point de vue sociolinguistique, migrants allophones en cours d’appropriation linguistique, adultes en situation d’illettrisme.

53. HÉLOT Christine, 2007, Du bilinguisme en famille au plurilinguisme à l’école , L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 298 pages.

Qu’elles s’inscrivent dans un contexte politique, éducatif ou familial, les notions de bilinguisme et de plurilinguisme donnent lieu à des débats passionnés. L’objectif de cet ouvrage est de faire le point sur les questions centrales que se posent la communauté éducative et les chercheurs face à la multiplicité des langues et des cultures présentes dans notre société, et en particulier à l’école. A la lumière de nombreux travaux de recherche publiés récemment, l’auteure explique la différence entre le développement du bilinguisme en famille et l’apprentissage des langues à l’école. Les divers modèles d’éducation bilingue offerts dans les établissements scolaires français sont étudiés en relation avec les politiques linguistiques éducatives tant nationales qu’européennes. La question des langues minorées et du « bilinguisme ignoré » des enfants issus de l’immigration est au cœur de l’ouvrage : l’analyse d’un projet d’école où, dans leur volonté de lutter contre des problèmes de racisme, les enseignantes ont décidé d’initier les élèves à une vingtaine de langues et de cultures en faisant appel à la collaboration des parents, illustre la façon dont l’école française peut surmonter ses réticences à l’égard des langues minoritaires et construire dès le début de la scolarisation une véritable éducation au plurilinguisme.

54. BARBERIS Jeanne-Marie et MANES GALLO Maria Caterina (Dirs.), 2007, Parcours dans la ville (Descriptions d’itinéraires piétons), L’Harmattan (collection Espaces Discursifs), Paris, 312 pages.

Parmi les discours qu’engendre la ville, il en est un de particulièrement représentatif du monde urbain : c’est celui que produit un passant dans la rue, à destination d’un autre passant, pour lui donner le chemin. Discours dans la ville, mais aussi discours sur la ville retraçant les parcours qui s’y inscrivent. Le titre parle de descriptions d’itinéraires ; il serait plus exact de parler de communications d’itinéraires. Car l’échange à l’étude se caractérise par sa dimension éminemment dialogale et multicanale : la parole en interaction, le geste, les rites interpersonnels, le rapport à l’espace (orientation, déplacements), tout cet ensemble coopère à la construction d’un sens situé et incarné. Comment rendre compte de cette complexité ? Comment expliquer la mise en forme verbo-gestuelle qui transforme un environnement non immédiatement perceptible en une cognition partageable ? Comment définir l’organisation de cet échange quotidien en tant que genre discursif ? Les contributions réunies dans cet ouvrage proposent autant de réponses, de la part des spécialistes en linguistique, analyse des interactions verbales et de la communication verbo-gestuelle. L’ensemble s’organise autour d’un corpus représentatif, transcrit et mis en contexte, qui constitue en lui-même une documentation.

55. BEHRENT Sigrid, 2007, La communication interalloglotte (Communiquer dans la langue cible de chacun), L’Harmattan (Espaces Discursifs), Paris, 284 pages.

Les étudiants qui partent à l’étranger dans le cadre d’un programme d’échanges universitaires entrent souvent en contact avec d’autres étrangers avec lesquels ils communiquent dans la langue cible commune. Comment fonctionne ce type d’interaction où la langue de communication n’est la langue primaire de personne, mais celle que tous les participants veulent acquérir ? Qu’est-ce qui se passe en cas de problèmes de formulation ou de compré­hension ? Comment les apprenants s’entraident-ils ? Se corrigent-ils entre eux ? En comparaison avec des natifs, expliquent-ils des aspects linguistiques différemment ? Comment parlent-ils de leur langue cible commune ? Et qu’apprennent-ils dans ce type de communication ?Toutes ces questions sont traitées au travers d’un large corpus de conver­sations en langue française recueillies en grande partie à la Cité universitaire internationale de Paris qu’on pourrait décrire comme une immense « auberge espa-gnole »... L’analyse conversationnelle des données fait ressortir les nombreuses par­ticularités de la « communication inter-alloglotte » et permet d’avancer des hypo­thèses quant à son potentiel acquisitionnel.

56. AUZANNEAU Michelle (Dir.), 2007, La mise en oeuvre des langues dans l’interaction, L’Harmattan (collection Espaces Discursifs), Paris, 372 pages.

Traiter de la mise en œuvre des langues dans l’interaction, c’est étudier leur diversité, leur variabilité et les significations que leurs usages contribuent à construire lors de rencontres entre individus aux histoires, savoirs et visions du monde divers agissant dans des situations complexes et dynamiques. Tel est l’objectif poursuivi par les chercheurs dont les articles sont ici réunis et qui, au travers de l’analyse de nombreux exemples, s’intéressent à la construction de l’identité et de l’altérité, à l’échange de savoirs et de savoir-faire dans des situations de communication à caractère pédagogique ou à la dynamique des pratiques langagières urbaines. Les études s’accompagnent de contributions critiques sur l’intérêt de l’analyse des données en interaction et la place du corpus en sociolinguistique. Le présent ouvrage constitue les actes du IVe colloque international du Réseau Français de Sociolinguistique intitulé « Faits de langues et de cultures dans la dynamique interactionnelle » ayant eu lieu les 7 et 8 octobre à l’université de Paris Descartes.

57. PUREN Laurent et BABAULT Sophie (Dirs.), 2008, L’éducation au-delà des frontières, L’Harmattan (collection Espaces Discursifs), Paris, 394 pages.Paris, 372 pages.

Analysé à travers les spécificités de la zone frontalière franco-belge, le thème de l’éducation au-delà des frontières est ici traité suivants deux perspectives complémentaires. Partant des questions liées à la mobilité scolaires transfrontalières, que l’on peut dans de nombreux cas ùettre en relation avec des problématiques d’ordre linguistique, les contributions à cet ouvrage plaident également pour un dépassement des frontières éducatives en interrogeant la place accordée au néerlandais, langue enseignée et/ou langue d’enseignement, dans les différents espaces scolaires de cette zone frontalière.

58. ABECASSIS Michaël, AYOSSO Laure, VIALLETON Elodie (Dirs.), 2008, Le français parlé au XXIème siècle (Normes et variations géographiques et sociales) Volume 1, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 278 pages.

Ces actes de colloque en deux volumes présentent un bilan des études actuellement menées sur le français oral, en termes de questions méthodologiques, syntaxiques, morphologiques, phonologiques, lexicales et discursives. Les études du volume 1 s’intéressent aux normes et variations géographiques en Amérique, en Afrique et à la Réunion, ainsi qu’aux variations stylistiques, sociales et géographiques du français de la métropole.

59. ABECASSIS Michaël, AYOSSO Laure, VIALLETON Elodie (Dirs.), 2008, Le français parlé au XXIème siècle (Normes et variations dans les discours et en interaction) Volume 2, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 226 pages.

Ces actes de colloque en deux volumes présentent un bilan des études actuellement menées sur le français oral, en termes de questions méthodologiques, syntaxiques, morphologiques, phonologiques, lexicales et discursives. Ce deuxième volume s’intéresse aux études sur les marqueurs et sur la construction du discours. La réflexion porte ensuite sur la place de la langue orale dans l’enseignement et l’apprentissage du français langue étrangère.

60. DE ROBILLARD Didier, 2008, Perspectives Alterlinguistiques (Démons) Volume 2, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 302 pages.

Le Vol. I, Démons, engage une critique des linguistiques structurales, nationistes et systémistes, liées à la construction des états-nations et des colonisations. Le Vol. 2, Ornithorynques, propose, en tenant compte des conditions socio-historiques actuelles, une approche qui tienne compte des enjeux de l’altérité, avec nombre de conséquences importantes. Avec un arrière plan de créoliste-francophoniste, l’auteur s’appuie sur les travaux de P. Ricoeur, tant pour leur attention à la prise en compte de l’autre, que pour leur réflexion sur les liens entre causalité, temps, et récit. L’acte de « raconter l’autre » serait ainsi au cœur des sciences humaines. Cela recentrerait donc la linguistique-sciences-du-langage autour de la construction d’êtres humains sociaux et historiques par des chercheurs eux aussi sociaux et historiques.

61. DE ROBILLARD Didier, 2008, Perspectives Alterlinguistiques (Ornithorynques) Volume 2, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 204 pages.

Le Vol. I, Démons, engage une critique des linguistiques structurales, nationistes et systémistes, liées à la construction des états-nations et des colonisations. Le Vol. 2, Ornithorynques, propose, en tenant compte des conditions socio-historiques actuelles, une approche qui tienne compte des enjeux de l’altérité, avec nombre de conséquences importantes. Avec un arrière plan de créoliste-francophoniste, l’auteur s’appuie sur les travaux de P. Ricoeur, tant pour leur attention à la prise en compte de l’autre, que pour leur réflexion sur les liens entre causalité, temps, et récit. L’acte de « raconter l’autre » serait ainsi au cœur des sciences humaines. Cela recentrerait donc la linguistique-sciences-du-langage autour de la construction d’êtres humains sociaux et historiques par des chercheurs eux aussi sociaux et historiques.

62. MOISE Claudine, AUGER Nathalie, FRACCHIOLLA Béatrice, SCHULTZ-ROMAIN Christina (Dirs.), 2008 De l’impolitesse à la violence verbale. Tome 1 : Espaces Politiques et médiatiques, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 231 pages

La violence verbale, fortement invoquée dans les discours médiatiques et politiques, questionne les sociolinguistes qui cherchent à en décrire les mécanismes linguistiques et interactionnels mais aussi les effets sociaux et institutionnels. Ces deux volumes font état à la fois de terrains, d’approches et de manifestations très divers. Qu’elle s’exprime en milieu scolaire, sur les ondes de radio ou même sur des chantiers du bâtiment, la violence verbale exprime à chaque fois des rapports de force symboliques, des enjeux de pouvoir et les échecs d’une communication coopérative. Elle rend compte, au-delà d’actes de langage manifestes (dénigrement, médisance, insulte…), des enjeux de notre société.

Sous la direction de Claudine Moïse (Université d’Avignon), Nathalie Auger (Université Paul Valéry, Montpellier 3), Béatrice Fracchiolla (Université Paris 8), Christina Schultz-Romain (IUFM d’Aix-Marseille). Préface de Monica Heller

63. MOISE Claudine, AUGER Nathalie, FRACCHIOLLA Béatrice, SCHULTZ-ROMAIN Christina (Dirs.), 2008 De l’impolitesse à la violence verbale. Tome 2 : Des perspectives historiques aux expériences éducatives, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 288 pages

La violence verbale, fortement invoquée dans les discours médiatiques et politiques, questionne les sociolinguistes qui cherchent à en décrire les mécanismes linguistiques et interactionnels mais aussi les effets sociaux et institutionnels. Ces deux volumes font état à la fois de terrains, d’approches et de manifestations très divers. Qu’elle s’exprime en milieu scolaire, sur les ondes de radio ou même sur des chantiers du bâtiment, la violence verbale exprime à chaque fois des rapports de force symboliques, des enjeux de pouvoir et les échecs d’une communication coopérative. Elle rend compte, au-delà d’actes de langage manifestes (dénigrement, médisance, insulte…), des enjeux de notre société.

Sous la direction de Claudine Moïse (Université d’Avignon), Nathalie Auger (Université Paul Valéry, Montpellier 3), Béatrice Fracchiolla (Université Paris 8), Christina Schultz-Romain (IUFM d’Aix-Marseille).

64. ZIAMARI Karima, 2008, Le code switching au Maroc (L’arabe marocain au contact du français), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 296 pages.

L’ouvrage est dévolu à l’étude linguistique du code switching entre l’arabe marocain et le français au Maroc. Fondée sur un corpus recueilli auprès de 33 informateurs appartenant à douze villes marocaines, cette étude s’inscrit dans le cadre de l’approche insertionnelle, plus précisément du Matrix Language Frame de C. Myers-Scotton et s’ouvre sur ses deux autres modèles : « 4-M » et « the Abstract Level Model ». Les modèles linguistiques conçus par C Myers-Scotton, qui préface elle-même ce livre, n’ont fait l’objet d’aucune traduction en français, ils n’ont pas non plus été complètement appliqués à un corpus et de ce fait rarement remis en question comme le fait l’auteure dans son étude.

Ce livre s’adresse à ceux qui s’intéressent non seulement à la problématique du code switching et aux modèles insertionnels de C. Myers-Scotton mais également à la typologie des langues dans la mesure où plusieurs paires de langues y sont sollicitées.

65. MATHIEU Patrick, 2008, La double tradition de l’argot (Vocabulaire des marges et patrimoine linguistique), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 196 pages.

Trimer, camelote, piaule, rupin, beur, caillera : quel rôle jouent ces mots dans notre vocabulaire ? Quelle place y occupent-ils aujourd’hui ? C’est à ces questions que cherche à répondre ce livre en retraçant l’histoire de la double tradition d’origine de l’argot. Tradition policière, explorée à travers les habitudes et le vocabulaire d’une célèbre bande de malfaiteurs arrêtée à Dijon au milieu du quinzième siècle. Tradition littéraire, inséparable d’un mythique "Royaume de l’Argot" et associée à la fois au commerce de colportage et à l’univers du carnaval et des foires du Moyen Âge.

66. DE RUITER Jan Jaap (Dir.), 2008, Langues et cultures en contact (Le cas des langues et cultures arabes et turques en France et aux Pays-Bas), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 232 pages.

Le présent livre est le résultat d’un projet de recherche qui porte le nom du peintre Vincent Van Gogh (1853-1890). Sous ce grand nom, un groupe de chercheurs français et néerlandais se sont rencontrés dans la période 2003-2005. Les chercheurs français sont allés au nord, les chercheurs néerlandais sont allés au sud. Pour découvrir leurs langues et cultures réciproques. Le présent livre est le produit de ce voyage de découverte, il traite également de la situation culturelle des deux pays.

67. FEUSSI Valentin, 2008, Parles-tu français ? Ça dépend... (Penser, agir, construire son français en contexte plurilingue : le cas de Douala au Cameroun), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 288 pages.

Grâce à une approche constructiviste, cet ouvrage part de l’idée que la langue est une construction sociale, et que la démarche pour y accéder ne peut occulter la contextualisation historicisée avec ses implications. Le caractère évolutif des pratiques sociolinguistiques est mis en évidence grâce à une atmosphère d’intertolérance et d’interconnaissance dont l’élaboration permet non seulement de gérer les conflits, mais aussi de construire une acceptation mutuelle des différents usages et des acteurs sociaux au Cameroun. Dans cette logique, les concepts de norme(s) et de communauté(s) linguistique(s) apparaissent comme relatifs. Le français (comme d’autres langues) dans ce cadre serait alors perçu comme un ensemble de représentations dont la pertinence est contextuelle. Parler une « langue » à Douala reviendrait alors à s’inscrire dans une dynamique altéritaire et réflexive, puisque la « langue » n’existe pas objectivement.

68. GASQUET-CYRUS Médéric , PETITJEAN Cécile (Dirs.), 2009, Le poids des langues (Dynamiques, représentations, contacts, conflits), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 324 pages.

"Ca pèse combien une langue ?" C’est à cette question qu’ont tenté de répondre les participants au colloque Le poids des langues qui s’est tenu à l’Université de Provence en septembre 2007. Cette métaphore, dont la pertinence a fait l’objet d’un regard critique, a motivé des réflexions relatives à ce que pourrait être le "poids" des langues. Quels critères faut-il prendre en compte ? Quels sont les facteurs déterminants qui confèrent à une langue un certain "poids" au niveau local ou international ? Quels effets ce "poids" peut-il exercer sur les rapports mutuels entre les langues ? Comment une notion peut-elle s’accommoder de la situation généralisée de plurilinguisme ? Si certains ont privilégié une approche théorique et épistémologique, d’autres ont appliqué cette notion à des cas particuliers, en ouvrant de nouvelles perspectives sur des thématiques aujourd’hui centrales en sociolinguistique. En effet, cette interrogation et les réponses proposées renvoient à des problématiques majeures telles que l’opposition entre traitement qualitatif et quantitatif, la place et l’implication du chercheur, ainsi que la remise en question de l’objet langue. Dans un contexte de mondialisation qui tend à reconfigurer les rapports entre les hommes et leurs communautés, les apports des contributeurs permettent une approche plus pertinente des dynamiques langagières, des contacts entre les langues, des représentations et des conflits linguistiques.

69. LARRIVEE Pierre, 2009, Les Français, les Québécois et la langue de l’autre, , L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 324 pages.

Quels sont les rapports entre une culture et une langue ? Les Francophones de France et du Québec partagent-ils la même culture ? On peut répondre à ces questions en étudiant les discours sur l’autre. L’analyse des discours publics sur la langue de l’autre permet de démontrer des divergences entre les deux groupes. Elles comprennent la valeur relative accordée à chaque variété, l’importance qu’y prend la formalité et la façon qu’on y a de conduire la conversation. Ces différences sont solidaires des stéréotypes sur l’arrogance des uns et la simplicité des autres. Les stéréotypes et les discours publics sur les langues de l’autre permettent de diagnostiquer de façon scientifique des différences culturelles entre deux communautés pratiquant la même langue.

70. JONES C. MARI, BULOT THIERRY (Dirs.), 2009, Sociolinguistique de la langue normande (pluralité, normes, représentations), L’Harmattan, Paris, 185 pages.

Peut-on parler aujourd’hui d’une langue normande ? Doit-on envisager davantage la pluralité des pratiques et, partant, des identités ? Est-ce concevable de proposer à la lecture sociale un discours savant montrant la proximité typologique du normand, des normands, avec la langue française, les langues françaises, cela, sans perdre une crédibilité déjà fragile ? Comment peut-on penser à la fois la diversité du normand et son unité dans un contexte socio-politique où le rapport aux langues dites régionales est sans cesse rapproché (en France) d’un déni de nationalité ou de citoyenneté ? Est-ce ainsi est raisonnable scientifiquement mais surtout acceptable socialement de faire valoir l’existence de compétences linguistiques et langagières que des locuteurs auto-déclarés (et non plus désignés comme jadis) revendiquent ? Ce volume tente de répondre à ces questions en faisant écrire non seulement des chercheurs mais encore des acteurs de terrain, dans la mesure où, chacun à leur façon, ils contribuent au dynamisme de ce qui peu ou prou est nommé une langue : le normand. Il est ainsi accessible autant aux spécialistes des langues qu’à tout Normand et Normande (sur les Iles et sur le continent) que la pratique de la langue intéresse.

Sous la direction de Mari C. Jones (université de Cambridge) et de Thierry Bulot (université de Rennes 2), l’ouvrage rassemble les contributions de Patrice Brasseur (université d’Avignon), Catherine Bougy (université de Caen), Etienne-Henri Charamon (université Rurale Cauchoise), Yves Chevalier (université de Bretagne Sud), Geraint Jennings (Office du Jèrriais), Yan Marquis (Office du Guernesiais) et Christine Pic-Gillard (université de La Réunion).

71. MORANTE Daniele, 2009, Le champ gravitationnel linguistique (avec un essai d’application au champ étatique - Mali, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 546 pages.

Le champ gravitationnel linguistique propose une théorie inédite de l’espace linguistique et, partant, de la langue. Il est posé, en sociolinguistique, que la diversité entre langues et dans les langues elles-mêmes, est un phénomène constamment observable et en œuvre mais, pour autant, ce que tente de démontrer l’ouvrage est la nécessité de penser ce qu’est une langue. Est-ce un fait social ? quels sont ses rapports déterminants ou déterminés avec la notion-même de communauté ? peut-on parler de masse linguistique, d’identité entre langues ? quels sont ses rapports au temps et à la distance. Se sont en partie les questions auxquelles tente de répondre l’ouvrage. Y a-t-il autant de langues que de locuteurs ? Si le propos peut paraître excessif eu égard non seulement à la vulgate mais encore aux travaux du domaine, l’auteur, en prenant prend appui sur une recherche de terrain effectuée au Mali pendant neuf mois, expose une réflexion – et un modèle – sur l’état linguistique du monde et son devenir.

72. BULOT Thierry (Dir.) avec la collaboration d’Assia Lounici, 2009, Formes & normes sociolinguistiques (Ségrégations et discriminations urbaines), L’Harmattan Collection Espaces Discursifs, Paris, 248 pages.

Formes & normes sociolinguistiques questionne les dimensions socio-langagières de l’espace urbanisé. Celui-ci est appréhendé comme le vecteur essentiel d’une identité tendue, en partie conflictuelle mais pourtant structurante dans la mesure où elle permet l’émergence de formes et normes sociolinguistiques. Ouvert à plusieurs champs et théories disciplinaires (sociolinguistique urbaine, anthropologie, géographie sociale), le volume analyse, notamment, les dénominations et désignations problématiques discriminantes de différents espaces de ville. Autour de réflexions sur la mise en mots des catégories socio-spatiales dévolues à la Ville (quartier, rue, centre-ville, territoire, réhabilitation, odonyme…), plusieurs sites urbains y sont ainsi présentés et mis en contexte avec les situations sociolinguistiques dont ils procèdent en partie. Le volume – par la confrontation de situations en partie identiques mais mais toujours marquées par des discours sur l’altérité urbaine – propose ainsi de rendre compte des dynamiques socio-langagières d’appropriation ou de rejet des espaces communs voire des espaces publics. Il tente de rendre intelligibles les corrélations et causalités des identités urbaines situées entre patrimoine et stigmate, (post)modernité et relégation, local et global, dès lors qu’il est question de langue(s). Enfin, il est l’occasion d’interroger les processus d’apparition de formes discursives multiples comme autant de réponses critiques à la nouvelle condition urbaine.

73. Pierozak Isabelle et Eloy Jean-Michel (Dirs.), 2009, Intervenir : appliquer, s’impliquer ?, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 299 pages.

Ce volume présente les Actes issus du Ve Colloque International du RFS, soit une trentaine de contributions. Les nombreux thèmes (migrations, contacts de langues) sont traités à la fois dans une perspective épistémologique, méthodologique et descriptive. Ils constituent autant de questions sensibles, qui sont envisagées à partir de différents terrains (Afrique du Sud, Belgique, Canada, France, Maghreb). Ces travaux tentent de cerner les enjeux pertinents au plan social, scientifique et institutionnel de ces questions.

74. Huck Dominique et Kahn René (Eds.), 2009, Langues régionales, cultures et développement (Etudes de cas en Alsace, Bretagne et Provence), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 328 pages.

Les cultures régionales dans leurs manifestations les plus diverses et le développement économique établissent des relations complexes et rarement étudiées qui sont au coeur de cet ouvrage. Issu d’une coopération entre des chercheurs venus de disciplines différentes (sociologie, ethnologie, économie, gestion, sociolinguistique...), ce livre souligne la nécessité d’approcher un même objet (le développement des territoires) avec des méthodes et des outils différents.

75. Bertoncini Pierre, 2009, Le Tag en Corse (Analyse d’une pratique clandestine), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 320 pages.

Le tag est une catégorie de graffiti née à la fin des années 1960 dans la société new-yorkaise, un moyen d’expression privilégié d’acteurs de minorités ethniques. La Corse est une île méditerranéenne où la culture et la langue sont des étendards, dont usent les partisans d’une reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple corse. Des acteurs de cette minorité utilisent le bombage depuis le début des années 1970, pour exprimer chaque facette du conflit qui les oppose principalement à l’Etat. Afin d’identifier les enjeux identitaires liés à la sélection du type de graffiti choisi, une enquête ethnologique de plusieurs années, qui a couvert toute l’île, permet de comprendre pourquoi, aujourd’hui, le tag demeure une pratique clandestine en Corse.

76. Forlot Gilles (Dir.), 2009, L’anglais et le pluringuisme (Pour une didactique des contacts et des passerelles linguistiques), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 258 pages.

Face à l’omniprésence et l’"hypercentralité" de l’anglais dans le monde contemporain, comment résoudre la question de la place de cette langue dans les situations d’apprentissage ? Comment faire de l’anglais à la fois un objet d’apprentissage et un outil heuristique au service de l’enseignement des langues ? Tout en proposant des réponses, cet ouvrage présente des paysages géographiques, didactiques et sociolinguistiques diversifiés, de la France à l’Asie (Chine, Malaisie), du Canada au monde celtisant, de l’école primaire à l’université.

77. Tirvassen Rada, 2009, La langue maternelle à l’école dans l’Océan Indien (Comores, Madagascar, Maurice, Réunion, Seychelles), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 223 pages.

Un enseignement offert dans une langue peu maîtrisée par les enseignants, mal diffusée par l’école, a des effets négatifs exponentiels sur l’efficacité de l’apprentissage. La langue maternelle n’est pas suffisamment prise en compte dans la scolarisation des enfants des pays du Sud. L’école y a totalement ignoré ces langues premières tant dans leurs fonctions identitaires que cognitives. Les dispositifs récents visant à prendre en compte les langues maternelles pour assurer les enseignements fondamentaux sont analysés aussi.

78. Pöll Bernhard, Schafroth Elmar (Dirs.), 2009, Normes et hybridation linguistiques en francophonie, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 272 pages.

Dans l’espace plurilingue qu’est la francophonie, l’hybridation (ou le métissage) linguistique attire depuis de nombreuses années l’attention des sociolinguistes et se transforme de plus en plus en un champ de recherches pour les spécialistes en linguistique théorique également. Les onze contributions de ce volume proposent d’éclairer les rapports complexes entre l’hybridation et les normes linguistiques : impact sur les modalités du contact linguistique ; mécanismes qui régissent l’émergence de nouvelles normes fonctionnelles ; comment les locuteurs perçoivent-ils l’influence d’une autre langue dans les différentes situations de contact linguistique ?...

79. Dufour Françoise, 2010, De l’idéologie coloniale à celle du développement (Une analyse du discours France-Afrique), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 278 pages.

L’ouvrage propose une analyse du discours de l’idéologie qui structure les relations de dominance que la france a nouées avec une partie du continent africain. L’ouvrage entend ainsi montrer quelques-uns des moyens dont dispose l’analyste du discours pour apporter son éclairage propre dans le champs des études des idéologies, et au-delà dans celles de l’idéologie.

80. Benítez Fernández Montserrat, De Ruiter Jan Jaap, Tamer Youssef, 2010, Développement du plurilinguisme (Le cas de la ville d’Agadir), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 244 pages.

Au cours de la dernière décennie, 2000-2010, la situation linguistique au Maroc a évolué vers une plus grande acceptation des langues vernaculaires. La ville d’Agadir reflète ce caractère plurilingue du Royaume nord africain car on peut y trouver toutes les situations (socio) linguistiques possibles. Ce livre présente les résultats de trois enquêtes menées afin d’établir le profil sociolinguistique des jeunes de la ville d’Agadir et de comprendre de quelle façon les changements de politique éducative influencent la relation de l’individu avec sa langue.

81. Blanchet Philippe, Coste Daniel (Dirs.), 2010, Regards critiques sur la notion d’ « Interculturalité ». Pour une didactique de la pluralité linguistique et culturelle., L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 192 pages.

La notion d’interculturalité a connu depuis les années 1980 un succès remarquable, au point d’être devenue incontournable en didactique des langues et dans de nombreuses autres disciplines. Cette expansion du terme dans divers champs a provoqué des réductions de ses significations et de ses usages, qui en limitent la portée à des "relations humaines harmonieuses malgré les différences culturelles et linguistiques". L’ojectif de ce volume est de replacer le concept au centre de la compréhension des dynamiques et des tensions sociales, parce que les altérités en sont constitutives. Il s’agit, dès lors, de lui restituer une portée fondamentale et des fonctions transversales d’intervention de terrain.

82. Fagyal Zsuzsanna, 2010, Accents de banlieue (Aspects prosodiques du français populaire en contact avec les langues de l’immigration) , L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 216 pages.

Les propriétés phoniques des parlers des jeunes des quartiers urbains pluriethniques constituent un véritable stéréotype en français contemporain : l’accent dit "de banlieue" se reconnaît, s’imite, et fait la une. Quelles sont les caractéristiques prosodiques de ce français populaire héréditaire, influencé par le phonétisme des langues de l’immigration transmises oralement dans les quartiers ouvriers défavorisés des grandes villes françaises ? Quelle est la fonction sociale de ces indices phoniques ? Quels positionnements identitaires permettent-ils de signaler ?

83. Gasquet-Cyrus Médéric, Giacomi Alain, Touchard Yvonne, Véronique Daniel (Dirs.), 2010, Pour la (socio)linguistique, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 300 pages.

Pour la (socio)linguistique réunit des contributions rédigées en hommage à Louis-Jean Calvet, qui lui ont été présentés pour la plupart lors d’une rencontre à Aix-en-provence en juin 2009. L.-J. Calvet répond au coeur même de cet ouvrage à certaines critiques ou à des désirs de poursuivre le cheminement et le dialogue. Ce volume aborde diverses facettes de la sociolinguistique et tente également d’expliquer comment l’on devient sociolinguistique, ne fût-ce qu’à travers l’interrogation des choix scientifiques effectués par L.-J. Calvet.

84. Robineau Jeanne, 2010, Discrimination(s), genre(s) et urbanité(s) (La communauté gaie à Rennes), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 190 pages.

La communauté lesbienne, gaie, bi et transgenre (LGBT) n’a cessé de développer des pratiques langagières, un langage distinctif le Gayspeak. Ce parler permet aujourd’hui à la communauté LGBT de construire sa propre réalité tout en œuvrant à des nouvelles perceptions et perspectives identitaires. La communauté gaie rennaise s’identifie et/ou se différencie-t-elle selon des critères spéciaux et/ou langagiers spécifiques ? Un questionnement sur les rapports entre l’appartenance à une communauté sociale et linguistique (bretonne, urbaine) et à une communauté sexuelle.

85. Souprayen-cavery logambal, 2010, L’interlecte réunionnais (Approche sociolinguistique des pratiques et des représentations, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 288 pages.

Depuis les années 70, la situation sociolinguistique réunionnaise est présentée en référant au concept de diglossie. Aujourd’hui, il devient nécessaire de revenir sur cette approche pour deux raisons essentielles. La première est que ces deux langues n’assurent plus les fonctions communicatives qui leur étaient strictement imparties par le modèle fergusonien canonique. Et deuxièmement, les deux "codes", autrefois dénommés acrolecte et basilecte, gomment leur frontière, dans un processus qui laisse aux usagers l’impression dominante d’un "mélange" aux noms incertains et aux contours peu clairs.

86. Vargas Claude, Calvet Louis-Jean, Gasquet-Cyrus Médéric, Véronique Daniel, Vion Robert (Dirs.), 2010, Langues et sociétés (Approches sociolinguistiques et didactiques), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 298 pages.

Le présent ouvrage rassemble des textes qui s’inscrivent dans les préoccupations scientifiques qui ont jalonné la carrière d’Alain Giacomi, professeur de linguistique à l’université de Provence. Trois thèmes majeurs correspondent aux travaux qu’il a menés durant toutes ses années d’enseignant-chercheur : la didactique et l’acquisition des langues, en milieu naturel et en milieu guidé ; la sociolinguistique ; les différents problèmes concernant le discours, la langue ou les langues, dans une perspective interactionniste. La réflexion sur les pratiques langagières dans leur inscription sociale traverse la plupart des contributions constituant ce volume.

87. Quidot Sylvain, 2011, La conversation banale (Représentations d’une sociabilité quotidienne), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 220 pages.

De quoi parlons-nous quand nous commentons la pluie et le beau temps ? De quoi rions-nous quand nous attendons le bus ? En investissant volontairement le terrain par son côté paradoxal, cette étude interroge ce qui fait de la banalité une oeuvre de sociabililté. En ce sens, la conversation banale serait-elle plus qu’une interaction ? Comment le banal façonne-t-il nos échanges quotidiens ? En confrontant l’interaction à l’épreuve du banal par les voies esthétiques et théoriques, l’étude permet de redécouvrir les fondements communicatifs du quotidien.

89. Patrascu Marcella, Brusq Julie, Canivenc Suzy, Le Gal Damien (Dirs.), 2011, Corpus et méthodes (Epistémologies critiques et appropriations multidisciplinaires), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 206 pages.

Corpus et méthodes propose des réflexions épistémologiques, théoriques et méthodologiques sur les questions de construction de l’objet-corpus et de développement des méthodes de déconstruction de celui-ci. Les modalités de constitution du corpus, sa place, ses fonctions, son exploitation dans un processus de recherche prêtent à de nombreuses pratiques méthodologiques. Dans ce contexte, comment un chercheur en SHS s’approprie-t-il l’objet-corpus, depuis le "recueil" jusqu’à l’analyse à travers l’emploi d’une méthodologie et la création d’une méthode ?

90. Prikhodkine Alexei, 2011, Dynamique normative du français en usage en Suisse romande (Enquête sociolinguistique dans les cantons de Vaud, Genève et Fribourg), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 339 pages.

Ce livre devrait favoriser la prise de conscience, chez les Suisses romands, du rôle essentiel qu’ils peuvent jouer dans la reconnaissance et la valorisation de leur communauté linguistique comme pôle de référence en matière de norme langagière. Il est également l’occasion d’un fructueux dialogue entre la communauté linguistique suisse romande et les linguistes qui en étudient le patrimoine linguistique.

91. Tsofack Jean-Benoit, Feussi Valentin (Eds.), 2011, Langues et discours urbains au Cameroun ((dé)constructions - complexités), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 238 pages.

Les contributions qui structurent cet ouvrage questionnent des pratiques plurilingues ou interculturelles de locuteurs. Dans une logique pluridisciplinaire (linguistique, sociolinguistique, littéraire...), elles présentent les bases de ce que serait une urbanité langagière au Cameroun.

92. Suomela-Salmi Eija, Gambier Yves (Dirs.), 2011, Hybridité discursive et culturelle, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 290 pages.

Le mot hybridité est peut-être devenu un peu trop passe-partout dans certaines disciplines. Cependant, le concept cherche à dire un certain rapport à l’autre, à la langue. D’autres mots le taquinent comme métissage, mixité, créolisation. Cet ouvrage, issu d’une rencontre en octobre 2009 à Turku, questionne notamment ses croisements éventuels avec le dialogisme, la polyphonie, la contamination sémantique, l’hétérogénéité du sujet. La pluralité des voix dans toute énonciation appelle-t-elle une hybridation discursive ?

93. Tirvassen Rada (Dirs.), 2012, L’entrée dans le bilinguisme, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 216 pages.

Cet ouvrage porte sur les rapports complexes entre scolarisation et plurilinguisme. Quels problèmes surgissent dans un projet éducatif qui ignore les pratiques langagières des enfants ? Les enquêtes conduites ici se limitent à l’Île Maurice, mais la portée des résultats peut contribuer à une théorisation sur école et plurilinguisme, le terrain mauricien constituant un véritable laboratoire de langues.

94. Rasoloniaina Brigitte, 2012, Le Marché du XVIII arrondissement de Paris (un espace public ’perçu’ et ’vécu’, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 132 pages.

Des clients et des marchands "mettent en mots" le marché Dejean, couramment appelé "marché Château Rouge". S’appuyant sur les concepts de la sociolinguistique urbaine et les outils d’enquête tels que l’observation, le questionnaire, l’entretien, l’auteure restitue les différentes étapes de la recherche menée dans ce marché, les descriptions ethnologiques et analyses des discours recueillis dans cet espace public où "habitent" plusieurs langues.

95. Bulot Thierry, Combes Nicolas (Dirs), 2012, Discriminations, identités, altérité, langues, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 140 pages.

La question des identités occupe une place centrale dans les recherches en Sciences Humaines et Sociales : la construction identitaire jalonne les discours dans le champ politique européen et dans la mise en mots de l’altérité. Les migrations nous invitent à penser les identités comme étant plurielles, variées et dynamiques, à l’instar de ce que sont toutes les langues (même si les discours dominants, puristes et nationalistes posent le contraire quasi systématiquement). C’est pourquoi il apparaît capital d’interroger les conditions et les modalités d’action qui permettraient de faire reconnaître ces migrations comme un catalyseur dans le processus de construction européenne. Comment mettre en évidence et agir sur les écarts constatés quotidiennement entre les valeurs humanistes défendues par les textes de l’UNESCO et la Commission européenne, d’une part, et, d’autre part, les politiques menées en France, en Espagne ou en Roumanie (les discriminations liées à l’origine, l’exclusion des familles Roms, la minoration des langues et de leurs locuteurs, etc.) ? Discriminations / Identités / Altérité / Langues constitue l’un des moments de restitution publique du projet de coopération transnationale Correspondances Citoyennes en Europe – Les migrations au cœur de la construction européenne(www.correspondancescitoyennes.eu), soutenu par la Commission européenne.

96. Rispail Marielle (Dir.), Jeannot Céline, Tomc Sandra, Totozani Marine (Eds.), 2012, Esquisses pour une école plurilingue (Réflexions socio-didactiques) , L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 254 pages.

« L’école c’est : ‘viens mais sans toi’ me disait récemment une étudiante qui trouvait dans l’introduction aux origines et fondements de l’approche sociodidactique des échos à un vécu personnel. Par une formule choc et synthétique, cette étudiante résumait ce qui est probablement notre constat commun, à l’origine de nos travaux en sociodidactique. Le constat d’une rupture instituée par l’école entre l’enfant et l’élève ; entre le monde social et le monde scolaire ; entre la vie des langues dans leurs variations et la langue « épurée » des programmes scolaires ; entre les pratiques langagières sociales métissant les langues et le cloisonnement dont elles font l’objet à l’école... ». Stéphanie Clerc Ces préoccupations se trouvent au cœur de la réflexion des chercheurs qui ont participé à cet ouvrage. Ils nous présentent des analyses s’appuyant sur des corpus recueillis dans des contextes divers (France, Algérie, Nouvelle- Calédonie, Syrie, Pays basque espagnol, aire francique). Les contributions réunies dans ce recueil sont issues en partie des premières rencontres du réseau de chercheurs en sociodidactique des langues, qui ont eu lieu à l’université de Saint-Etienne et à l’ENS de Lyon en octobre 2009.

97. Balsiger Claudine, Köhler Dominique Bétrix, Pietro (de) Jean-François, Perregaux Christiane (Dirs.), 2012, Éveil aux langues et approches plurielles (De la formation des enseignants aux pratiques de classe), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), 466 pages.

Éveil aux langues ? Approches plurielles ? Formation des enseignants ? Pratiques de classe ? Cet ouvrage fait le point sur l’état des recherches et des pratiques d’éveil aux langues et d’autres approches plurielles – intercompréhension entre langues voisines, didactique intégrée des langues – qui, toutes, impliquent simultanément plusieurs langues et variétés culturelles dans l’enseignement-apprentissage. Des chercheurs, linguistes et didacticiens, des formateurs d’enseignants et des enseignants, émanant de divers contextes sociolinguistiques et socioculturels, témoignent de l’inscription de l’éveil aux langues dans de nombreux programmes de formation, voire dans des curricula nationaux ou régionaux. Ils contribuent, par des recherches diverses d’un point de vue méthodologique, à asseoir nos connaissances concernant les pratiques effectives d’enseignement-apprentissage qui font appel à ces approches. Ils étudient les modalités de formation offertes aux enseignants invités à mettre en oeuvre de telles démarches dans leurs enseignements. Et, surtout, ils élargissent la palette didactique offerte à d’autres approches plurielles qui permettent, elles aussi, dans nos contextes linguistiques et culturels variés, de s’appuyer sur toutes les langues qui font sens pour les élèves et les étudiants, et ainsi d’enrichir les apprentissages qui leur sont proposés. Ce livre est une contribution au développement d’une compétence plurilingue tant chez les enseignants que chez les élèves.

98. Goï Cécile (Dir.), 2012, Quelles recherches qualitatives en sciences humaines ? (Approches interdisciplinaires de la diversité), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 146 pages.

Le point de départ de cet ouvrage collectif se situe dans les domaines de la didactique des langues et de la sociolinguistique, domaines dans lesquels la pluralité, l’altérité et la réflexivité émergent pour se placer au cœur des préoccupations et des démarches de recherche et de formation. Les notions de diversité et de réflexivité, en tant que principes et/ou sujets de recherche, relèvent d’un traitement et d’un positionnement inter et transdisciplinaires en ce qu’elles interrogent de manière transversale : d’une part, des enjeux théorique et méthodologiques, d’autre part, la place du chercheur dans sa recherche et plus particulièrement les niveaux et registres de son implication et/ou de sa distanciation et, enfin la place de l’autre/des autres dans la recherche, et notamment dans la recherche dite "de terrain". Ainsi, se croisent ici les points de vue de chercheurs d’horizons différents menant une réflexion dur ce qu’ l’on pourrait appeler des "approches qualitatives diversitaires" (particulièrement défendues par l’équipe PREFics-Dynadiv), c’est à dire des approches prenant en compte l’altérité et la pluralité et qui propose une démarche réflexive et/ou intègrent une posture herméneutique.

99. Tirvassen Rada (Dir.), 2012, Langages de jeunes, plurilinguisme et urbanisation, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), 216 pages.

Langages de jeunes, plurilinguisme et urbanisation réunit des textes qui rendent compte de travaux conduits sur les rapprochements entre, d’une part, un type d’espace et/ou une catégorie sociale et, d’autre part, des pratiques langagières auxquelles s’ajoutent les représentations linguistiques. La complexité de la thématique et l’intérêt que présente une approche interdisciplinaire expliquent pourquoi on a cherché à multiplier les angles d’attaque.

100. Lounici Assia, Bestandji Nabila (Dirs.), 2012, Dynamiques sociolangagières de l’espace algérois, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), 194 pages.

La réflexion sur les dynamiques sociolangagières de l’espace algérois amorcée par des chercheurs algériens, depuis quelques années, offre la possibilité de confronter les concepts de la sociolinguistique urbaine à la spécificité du terrain algérien. Elle permet également, et cela pour la première fois, d’aborder la question des tensions socio-spatiales qui traversent la société algérienne, au vu des grands bouleversements sociaux, économiques et urbanistiques qu’elle est en train de vivre. C’est dans ce contexte scientifique et social qu’interviennent les chercheurs algériens dans cet ouvrage, avec comme mise en exergue les contributions apportées par d’autres chercheurs sur d’autres terrains dits populaires.

101. Simonin Jacky et Idelson Bernard, Ledegen Gudrun (textes réunis par), 2012, Banlieue Nord de Paris / La Réunion. Parcours d’un sociolinguiste, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), 328 pages.

Jacky Simonin couronne, avec cet ouvrage, sa carrière de professeur en sciences de l’information et de la communication à l’Université de La Réunion. Son parcours de sociolinguiste – identité scientifique qu’il revendique – débute à l’Université Paris-Nord de Villetaneuse. Jeune assistant, il travaille alors sur deux terrains en relation : l’école et l’urbain. Il s’imprègne des courants interactionnels issus de la sociologie de Goffman, Garfinkel et Sacks, ainsi que de l’ethnographie de communication de Hymes, et Gumperz. Comme en témoigne ce recueil de textes qui souhaite lui rendre hommage, ces références l’accompagnent toujours ; elles lui ont permis de développer une pensée féconde pour analyser la société réunionnaise et son environnement indo-océanique.

102. Bulot Thierry et Feussi Valentin (Dirs.), 2012, Normes, urbanités et émergences plurilingues (Parlers (de) jeunes francophones), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 264 pages.

Les travaux sur la question de l’émergence de normes spécifiques en contextes francophones font état d’une dynamique voire d’une dialectique sociolinguistique singulière entre les pratiques relevant de la diversité des normes partagées et celles relevant leur partage effectif. L’ouvrage questionne ainsi des situations urbaines et francophones distinctes (Algérie, France, Vietnam, Cameroun, Madagascar, Océan Indien) qui lient systématiquement la mise en mots des espaces de ville comme instances de normalisation avec des pratiques dites jeunes et perçues comme émergentes. Ce que tente de concevoir ce volume est une définition augmentée (et sans doute encore discutable) des parlers (de) jeunes identifiés comme diasporiques, plurilingues, urbanisés, hiérarchisés, identitaires, langagiers et politiques.

103. Turpin Béatrice (Dir.), 2012, Discours et sémiotisation de l’espace (Les représentations de la banlieue et de sa jeunesse), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 200 pages.

Le concept d’espace social a été introduit dans les sciences sociales pour rendre compte des dynamiques à l’oeuvre dans la société. Celles-ci sont à la fois politiques (l’espace social, c’est un territoire), sociétales (l’espace social est défini par des relations entre agents) et culturelles (l’espace social est un espace de langage structuré par des imaginaires). L’ouvrage vise à interroger de ce point de vue la sémiotisation d’un espace spécifique, celui de la banlieue, principalement celui des « grands ensembles », avec ses modes de sociabilité, ses médiations, ses langages. Cet espace est étudié à partir des discours et représentations qui contribuent à cette sémiotisation. L’interrogation porte également sur le lien entre représentations et mise en oeuvre de politiques urbaines. Plusieurs chapitres se focalisent plus particulièrement sur la construction discursive du stéréotype du « jeune de banlieue » en étudiant à cet égard le rôle des médias, mais aussi les réponses apportées pour contrer le stéréotype et faire entendre d’autres voix. La banlieue pose ici la question de l’autre, de la diversité, qui peut être à la fois un défi et une chance pour nos sociétés.

Avec les contributions de : Didier Desponds (Université de Cergy-Pontoise, MRTE), Ferdinando Fava(Université de Padoue, Laboratoire Architecture Anthropologie de l’école d’architecture de Paris La Villette), Franck Jablonka (Université de Picardie Jules Verne, LESCLaP), Bernard Lamizet (Institut d’Études Politiques de Lyon, UMR Triangle), Julien Longhi (Université de Cergy-Pontoise, CRTF/LaSCoD), Hervé Marchal (Université de Nancy 2, 2L2S), Alexandre Piettre (Université de Paris 7, CSPRP et Université de Lausanne, ISSRC), Jean-Marc Stebé (Université de Nancy 2, 2L2S), Béatrice Turpin (Université de Cergy-Pontoise, CRTF/LaSCoD).

104. Ledegen Gudrun (Dirs.), 2013, La variation du français dans les espaces créolophones et francophones (tome 1) (France, Europe et Amérique), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 250 pages.

Les articles publiés dans ce premier volume présentent la variation du français, pour les domaines de la phonétique, de la phonologie et du lexique, sur les terrains de la France, de la Belgique et des départements d’Amérique. Réunissant les contributions d’éminents conférenciers pléniers et de chercheurs de renom international, participant au projet international Phonologie du Français Contemporain (www.projet-pfc.net) et au réseau Étude du français en francophonie de l’Agence universitaire de la francophonie (www.eff.auf.org), cette rencontre est l’occasion de comparaisons, observations et analyses menées sur des terrains géographiquement proches dans différentes situations de contact de langues, avec une place toute particulière pour le mitchif, l’une des rares langues vraiment « mixtes ».

105. Ledegen Gudrun (Dirs.), 2013, La variation du français dans les espaces créolophones et francophones (tome 2) (Zones créolophones, Afrique et la lexicographie différentielle), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 212 pages.

Les articles publiés dans ce second volume présentent, pour les domaines de la phonétique, de la phonologie et du lexique, la variation du français : des chercheurs de renom international, qui participent au projet international Phonologie du Français Contemporain (www.projet-pfc.net), présentent leurs études portant sur les zones créolophones en général, sir les terrains de la Guyane, de la Guadeloupe et de l’Île Maurice, sur les français d’Afrique à travers l’étude de l’Algérie et du Mali. Dans le dernier volet de ce volume, le réseau Étude du français en francophonie de l’Agence universitaire de la francophonie (www.eff.auf.org) et plus particulièrement l’intégration des données phonétiques et phonologiques dans la Banque de données lexicographiques panfrancophones sont exposés. Ainsi, divers champs de la phonétique, de la phonologie et du lexique du français, ainsi que les problématiques du contact de langue sont explorés par des spécialistes de diverses régions de la planète, animés par une même passion pour les aires francophones et créolophones.

106. Colonna Romain, Becetti Ali, Blanchet Philippe (Dirs.), 2013, Politiques linguistiques et plurilinguistiques (Du terrain à l’action glottopolitique), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 204 pages.

Les textes réunis dans ce volume sont issus du colloque organisé conjointement par le Réseau Francophone de Sociolinguistique (RFS) et le Groupement d’Intérêt Scientifique « Pluralités Linguistiques et Culturelles » (GIS-PLC) en partenariat avec le Laboratoire LISODIP (Linguistique et Sociodidactique du Plurilinguisme) de l’Ecole Normale Supérieure de Bouzaréah – ALGER, les 31 mai, 1 et 2 juin 2011, à Alger. Cet ouvrage s’articule autour de la problématique des dynamiques plurilingues en contexte éducatif, urbain et minoritaire et leurs possibles transpositions en termes de politiques linguistiques et éducatives. La question centrale qui guide l’architecture de ce livre est d’ordre glottopolitique puisqu’il interroge à la fois les politiques et les relais de ces politiques à travers les acteurs sociaux, les enseignants et les institutions. Ouvrir encore les débats sur ces questions vives est aussi une reconnaissance de l’importance de ces enjeux anthropo-linguistiques sur de nombreux plans, scientifiques, éducatifs, sociaux et politiques.

107. Benitez Fernandez Montserrat , Miller Catherine , de Ruiter Jan Jaap, Tamer Youssef (Dirs.), 2013, Evolution des pratiques et représentations langagières dans le Maroc du XXIième siècle (volume 1), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 236 pages.

Depuis un peu plus d’une décennie, la situation sociolinguistique au Maroc a connu de profondes modifications se traduisant par un processus de valorisations des langues considérées auparavant comme des langues « vernaculaires orales » et par leur usage croissant dans l’espace public. Dans le cas de l’amazighe (berbère), cette reconnaissance est induite par l’activité militante associative mais également par une volonté institutionnelle visant à sa promotion, sa standardisation et son enseignement suite à sa reconnaissance d’abord comme langue nationale puis comme langue officielle en 2011. Dans le cas de la darija (arabe marocain) cette valorisation se fait de façon plus « informelle » et accompagne le développement des médias publics ou privés (radios, TV, internet, publicité, journaux, etc.) et le renouvellement de la scène artistique. Les contributions réunies dans ce volume décrivent les évolutions des pratiques et représentations langagières de la décennie 2000-2010 dans plusieurs domaines : champ politique, champ éducatif, médias, prêches religieux, littérature, musiques urbaines, migration, vie quotidienne. Regroupant des chercheurs de différents pays (américains, français, espagnols, marocains, néerlandais), de différentes disciplines (anthropologie, sciences politiques, sociolinguistiques, sociologie de l’éducation), ce volume offre un panorama renouvelé de la scène linguistique au Maroc et de ses principaux enjeux.

108. Benitez Fernandez Montserrat , Miller Catherine , de Ruiter Jan Jaap, Tamer Youssef (Dirs.), 2013, Evolution des pratiques et représentations langagières dans le Maroc du XXIième siècle (volume 2), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 304 pages.

Depuis un peu plus d’une décennie, la situation sociolinguistique au Maroc a connu de profondes modifications se traduisant par un processus de valorisations des langues considérées auparavant comme des langues « vernaculaires orales » et par leur usage croissant dans l’espace public. Dans le cas de l’amazighe (berbère), cette reconnaissance est induite par l’activité militante associative mais également par une volonté institutionnelle visant à sa promotion, sa standardisation et son enseignement suite à sa reconnaissance d’abord comme langue nationale puis comme langue officielle en 2011. Dans le cas de la darija (arabe marocain) cette valorisation se fait de façon plus « informelle » et accompagne le développement des médias publics ou privés (radios, TV, internet, publicité, journaux, etc.) et le renouvellement de la scène artistique. Les contributions réunies dans ce volume décrivent les évolutions des pratiques et représentations langagières de la décennie 2000-2010 dans plusieurs domaines : champ politique, champ éducatif, médias, prêches religieux, littérature, musiques urbaines, migration, vie quotidienne. Regroupant des chercheurs de différents pays (américains, français, espagnols, marocains, néerlandais), de différentes disciplines (anthropologie, sciences politiques, sociolinguistiques, sociologie de l’éducation), ce volume offre un panorama renouvelé de la scène linguistique au Maroc et de ses principaux enjeux.

109. Ranaivo Veliminhanta , 2013, Plurilinguisme francophonie et formation des élites à Madagascar (1795-2012) (De la mixité des langues), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 332 pages.

Cet ouvrage met en évidence l’évolution des schémas de coprésence entre le malgache, l’anglais et le français, telle qu’elle apparaît dans les dispositifs mobilisés au sein d’établissements spécialisés depuis la fin du 18ème siècle. Il développe une série d’enquêtes portant sur des actions effectuées en matière de formation initiale, continue et doctorale. Au-delà de la lente émergence d’une didactique du plurilinguisme et des conflits qui l’accompagnent, c’est la prise en charge de besoins immenses et variés par les politiques linguistiques qui est questionnée.

110. Gorovitz Sabine, 2014, L’École en contexte multilingue (Une approche sociolinguistique), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 278 pages.

L’Ecole en contexte multilingue, inscrit dans le champ de la sociolinguistique ethnographique, porte sur l’intégration sociale et linguistique des enfants à l’école primaire, à partir d’un corpus constitué par des interactions entre enfants et instituteur en salle de classe. Les analyses s’appuient sur des données linguistiques collectées au cours d’une enquête d’un an dans une école primaire du 12ème arrondissement de Paris. L’observation s’y est déroulée dans le cadre d’échanges en salle de classe organisés autour d’une tâche proposée par l’enseignant : un exposé présenté individuellement sur un pays étranger choisi par l’enfant. L’objectif du travail est de comprendre comment les enfants s’expriment en français au sujet du pays qu’ils ont choisi de présenter : le font-ils en s’affirmant ? transgressent-ils les règles de la classe ? sont-ils pris par l’émulation ? Le rapport au pays présenté est donc mis en mots dans le contexte de l’école qui impose des formes spécifiques de comportement et d’expression

111. Longhi Julien, Sarfati Georges-Elia (Dirs.), 2014, Les discours institutionnels en confrontation (Contribution à l’analyse des discours institutionnels et politiques), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 202 pages.

Les discours institutionnels en confrontation questionne l’analyse des discours institutionnels et politiques, tant du point de vue des modèles d’analyse que de la portée de leurs actions. Il entend mettre en dialogue, voire en confrontation, à la fois les méthodes d’analyse, le choix des observables, et la dimension critique ou politique de ces études de discours. Il n’entend donc pas clore le sujet des discours institutionnels, mais souhaite apporter un éclairage nouveau et original à cette question. Le thème est abordé à la fois du point de vue théorique (linguistique, politique et philosophique) et pratique, à partir d’études de corpus variés (crises sanitaires, discours du Conseil de l’Europe, discours de presse lié au Musée du Quai Branly), et des renouvellements introduits par internet et les supports numériques (nouvelles instances de validation des savoirs, circulation des discours institutionnels sur les nouveaux réseaux, etc.).

112. Bulot Thierry, Boyer Isabelle, Bertucci Marie-Madeleine (Dirs.), 2014, Diasporisations sociolinguistiques & précarités (Discrimination(s) et mobilité(s)), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 194 pages.

Quels sont les liens, les corrélations entre les concepts de précarité voire de précarisation avec les processus socio-langagiers attestés de mise à distance ? Dans quelle mesure la compréhension sociolinguistique des espaces urbains construits comme marginaux, relégués, populaires et finalement systématiquement marqués par un plurilinguisme négatif et stigmatisant permet-il de concevoir les dynamiques de différenciations identitaires dans un contexte global de mobilité ? Ce volume tente de répondre, par la confrontation des disciplines, approches, des théories et des terrains urbains (Cameroun, Algérie, Canada, République Tchèque, Espagne, France) à ces questions. Pour autant, si le concept de précarité langagière y est centralement interrogé, il n’y est pas perçu comme transférable à toutes les situations urbaines façonnées par l’urbanisation sociolinguistique ; il permet cependant d’approcher la multipolarisation des espaces de référence en lien avec les faits patents de confinement linguistique de populations certes mises en mots comme populaires mais surtout marquées par des pratiques plurilingues discriminantes. Inscrit dans les débats concernant une sociolinguistique urbaine posant l’intervention comme centrale, il constitue un moment essentiel et émergent de l’équipement terminologique et actionnel du champ de recherche.

113. Tirvassen Rada, 2014, Créolisation, plurilinguismes et dynamiques sociales (Conduire des recherches en contexte plurilingue : le cas de Maurice), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 247 pages.

Cette étude est un questionnement de l’ensemble des interprétations opérées sur le plurilinguisme mauricien pendant ces trente dernières années. A cet égard, elle interroge la manière dont les sociolinguistes ont conçu leurs objets de recherche, élaboré leurs outils conceptuels et choisi les approches méthodologiques pour faire "du terrain". Elle trace, par ailleurs, des pistes pour d’autres types de recherches sociolinguistiques en contexte plurilingue.

114. Jablonka Frank, 2014, Processus et différence en communication postcoloniale (Analyse de communication médiatique d’expression espagnole au Maroc), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 218 pages.

Les médias d’expression espagnole au Maroc s’avèrent un champ de recherche quasiment inexploré. Avec le focus sur la blogosphère hispanique au Maroc et dans les enclaves de Ceuta et Melilla, l’ouvrage présente des analyses de la communication médiatique (dé)constructivistes basées sur une approche systémique et d’analyse de discours d’inspiration foucaldienne, tout en s’inscrivant ici dans la mouvance des Etudes postcoloniales.

115. Martin Fanny, 2014, Pratiques langagières & Basket-ball professionnel en France, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 146 pages.

Cet ouvrage s’intéresse à l’environnement linguistique du basket-ball professionnel en France et propose de mettre en évidence les ressources (complexes) de la communication de la performance. Comment ces basketteurs communiquent-ils au quotidien tant dans le domaine professionnel que dans le domaine relationnel ? Comment le rempart des langues peut-il être brisé ? Quels sont les besoins linguistiques réels ? Quels sont les moments de communication les plus révélateurs de la performance dans le haut niveau ?

116. Dispagne Michel (Dir.) 2014, Espaces sociaux, pratiques langagières et mise en scène(s) du travail (Contexte européen vs contexte créole), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 186 pages.

Ce volume réunit une série de contributions qui visent chacune à leur manière à interroger et à analyser les problématiques qui se tissent entre d’(une part "pratiques langagières" et "travail" et d’autre part à circonscrire l’agir du sujet, acteur social, dans ses inscriptions au sein du tissage de ces liens. Les approches se veulent multiples et pluridisciplinaires. Ce qui permet au lecteur non seulement de rejoindre des voies de recherches centrées sur "la vie verbale au travail", comme l’indique, parmi tant d’autres, Josiane Boutet (2008) mais aussi de bénéficier, dans l’analyse de nouveaux contextes sociaux et interactionnels, d’autres approches épistémologiques et méthodologiques qui entendent accroire davantage nos connaissances dans ces champs de réflexion, de construction et de production.

117. Colonna Romain (Ed.), 2014, Des paroles, des langues et des pouvoirs, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 252 pages.

Cet ouvrage explore la manière dont, dans des espaces sociaux diversifiés, le langage constitue un instrument de pouvoir, de non-pouvoir et de contre-pouvoir. Ces contributions s’efforcent de comprendre les processus sociaux complexes qui font du langage un terrain de lutte, de consensus ou encore de construction de la différence. À ce titre, langues et langages contribuent à structurer nos sociétés et les individus qui la composent, dévoilant alors les tensions et des rapports de pouvoir.

118. Ruiter de Jan Jaap et Ziamari Karima, 2014, Le marché sociolinguistique contemporain au Maroc, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 275 pages.

Au Maroc, les langues sont l’objet des polémiques les plus passionnées. Ce livre s’inscrit ainsi dans la continuité du débat concernant les politiques linguistiques adoptées et met à jour les évolutions récentes du marché sociolinguistique après l’adoption de la nouvelle constitution, approuvée par référendum en juillet 2011 et qui a revu, entre autres, le statut des langues en présence. De quels statuts jouissent les langues au Maroc ? Quelles sont les changements récents en termes de politiques linguistiques ? Quelles sont les pratiques linguistiques dominantes ? Quelles sont les représentations qui leurs sont associées ? Autant de questions auxquelles ce livre essaie de répondre à travers l’analyse d’une enquête quantitative par questionnaire auprès d’environ 800 jeunes étudiants de plusieurs universités marocaines. Il questionne ainsi l’évolution des pratiques et des représentations langagières de ces jeunes à travers la comparaison de deux enquêtes, l’une menée entre 2000 et 2003 et l’autre, celle qui circonscrit les données de ce livre, menée de 2009 à 2012.

119. Louvel Romain et Troël-Sauton Nolwenn (Dirs.), 2014, Stratégies d’enquêtes et de création artistique (Résidences d’artistes, de chercheurs et de pédagogues de rue en expédition), , L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 218 pages.

Cet ouvrage rassemble une partie des textes de recherche issus du projet interdisciplinaire de coopération européenne Expéditions. Trois quartiers populaires de Rennes, Varsovie et Tarragone ont été investis par une équipe d’artistes, de chercheurs et de pédagogues pour former le cadre exploratoire introspectif sur la stigmatisation de ces zones urbaines marginalisées. Le contexte de ce travail en résidence vise en premier lieu la perturbation des conditions de production de l’art et de la recherche en Sciences Humaines, dans le but de provoquer une réflexion critique et créative. Nous verrons ainsi comment les chercheur-e-s et les artistes investissent dans leurs travaux les questionnements réflexifs que suggère une telle expérience. Comment articuler, d’un côté, l’étude d’un territoire, de ses représentations et de ses discours, et de l’autre, la fabrication du discours scientifique et artistique sur ce territoire ? Quelles questions méthodologiques, épistémologiques, voire déontologiques,cela pose-t-il ? Ce livre constitue l’un des moments de restitution publique du projet de coopération transnationale Expéditions (www.expedition-s.eu), coordonné par l’association L’âge de la tortue, avec le soutien de la Commission européenne, de la Région Bretagne et de l’Université Rennes 2.

120. Alvir Spomenka, 2015, Ville Côté jardin Ville côté cour (Approches visuelles en sociolinguistique urbaine), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 294 pages.

Dans cet ouvrage, l’expérience de la ville est donnée à voir au moyen des photographies réalisées par les acteurs urbains. La présentation tête - bêche rappelle qu’il est nécessaire de retourner l’objet-livre pour alterner son point de vue sur la migration, sur la ville et ses discours. En bouleversant le déroulement linéaire du texte, l’auteur tente une écriture renouvelée afin d’introduire la pluralité des pratiques spatiales et langagières dans l’appropriation de la ville. C’est dans le frottement et les tensions entre les regards et les paroles sur la ville que devrait se faire la lecture de ce texte.

Du côté jardin, l’acteur/locuteur individuel capte des fragments de son parcours urbain, mais également de son parcours de migration. Il montre qu’un déplacement dans l’espace est accompagné par un déplacement de point de vue. Les récits visuels associés aux mots énoncent les espaces perçus/vécus par les étrangers. Derrière les photographies, on découvre un acteur pluriel aux parcours singuliers exprimant, à l’aide de technique de photo-élicitation, les points de vue divergents. L’impact de l’aspect langagier sur les réalités spatiales et urbaines est analysé au moyen d’une triple cartographie. Des lieux signalés et mise en images laissent quelques traces de la lecture de la ville et de son appropriation par les acteurs étrangers.

Le côté cour conduit à repérer le contexte localisé sur la ville de Lausanne lié aux co-acteurs de migration. Cette partie du livre présente les différentes actions mises en place pour intégration des étrangers, dont les dispositifs politiques et structurels, des interventions accompagnées de représentations dérobées dans l’imaginaire collectif. Les discours portés sur l’intégration et démontés par les analyses aident à appréhender les figures de l’étranger conditionnées par les contextes historique, démographique et politique. Le côté cour renvoie au monde extérieur, aux discours collectifs, aux lieux publics pour rejoindre, du côté jardin, le monde privé et les lieux de la ville signifiés par les acteurs individuels.

121. Labridy Lorène, 2015, Flux et langues en milieu urbain créole (Etude de sociolinguistique urbaine à Fort-de-France), L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), Paris, 214 pages.

Cet ouvrage questionne le rôle et la place des langues à la Martinique, et plus spécifiquement à Fort-de-France, son chef-lieu. L’île, carrefour de la Caraïbe, voit arriver sur son sol des milliers de migrants étrangers qui transitent ou s’installent. Fort-de-France, milieu urbain franco-créolophone, constitue la scène principale de ces importants déplacements, dans un contexte migratoire caribéen. En plus de cela, des migrations ont lieu à l’intérieur de l’île : la ville reste incontournable malgré un effort de décentralisation croissant. De ce fait, en plus du français et du créole, les langues en présence s’affrontent, s’entremêlent, cohabitent. Que devient donc la diglossie ? C’est principalement à la lumière de la sociolinguistique urbaine que nous répondrons, entre autres, à cette question.

122. Huver Emmanuelle et Bel David (coord.), 2015, Prendre la diversité au sérieux en didactique/ didactologie des langues (Altériser, instabiliser : quels enjeux pour la recherche et l’intervention ?), L’Harmattan (Coll. Espaces discursifs), 296 pages.

Prendre la diversité au sérieux en didactique des langues : afficher une telle intention dès le titre de cet ouvrage sous-entend que ce n’est pas toujours le cas. de fait, dans la didactique des langues contemporaine, la diversité, lorsqu’elle est traitée, semble être essentiellement considérée comme un objet, mais bien plus rarement comme un principe qui irrigue, déplace et dérange les recherches et les interventions, tant au niveau linguistique, culturel, formatif qu’au niveau conceptuel ou épistémologique.

On peut s’étonner - ou s’irriter - de cette absence de réelle problématisation et, surtout, de l’absence de débats autour des questions vives que cette notion ne peut manquer de susciter, dans un domaine où les questions de diversité et d’altérité sont pourtant au coeur même de sa dénomination. Mais on peut également travailler à ce qu’il en soit autrement, notamment en opposant à une conception figeante et juxtapositive de la diversité trop souvent à l’oeuvre, une conception résolument dynamique et "diversitaire", nécessairement source d’altérisation et d’instabilisation réciproque.

123. Guinamard Isabelle, Join-Chardon Émilie, Rispail Marielle, Traverso Véronique et Thai Trinh Duc (Dirs.), 2015, Langues parlées, Interactions sociales (une variété d’usage pour l’apprentissage du français, , L’Harmattan (Coll. Espaces discursifs, 208 pages.

L’ouvrage propose une réflexion sur l’utilisation de corpus oraux authentiques pour et dans l’enseignement du français langue étrangère (FLE), en intégrant une approche interculturelle : les différents chapitres abordent des contextes culturels et linguistiques variés, dans plusieurs zones du monde comme l’Algérie, Cambodge, Chine, France, Sénégal, Vietnam et évoquent les traditions d’enseignement du FLE dans ces pays. Les auteurs, dont plusieurs chercheurs en linguistique interactionnelle, s’interrogent sur les conditions favorisant une meilleure exploitation de l’oral pour l’enseignement du FLE et dégagent quelques pistes d’application possibles. Le livre témoigne de la variété des contenus tout autant que de la place encore timide accordée à l’oral dans les cursus, et montre l’intérêt des jeunes chercheurs et enseignants pour l’intégration de formes variées d’oral dans leurs pratiques.

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